« Le courage, ils le découvrent une fois qu’ils ont quitté le pouvoir » : la charge d’Isabelle Saporta contre Bruno Le Maire
Isabelle Saporta a livré une chronique particulièrement mordante contre Bruno Le Maire, après son entretien au Parisien. Elle lui reproche de dénoncer aujourd’hui la dette, la suradministration et l’immobilisme après sept années passées à Bercy. Édouard Philippe et Gabriel Attal en prennent également pour leur grade.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Sur TF1, Isabelle Saporta étrille Bruno Le Maire, Édouard Philippe et Gabriel Attal, accusés de découvrir après leur départ du pouvoir les réformes qu’ils n’ont pas menées lorsqu’ils gouvernaient.
« Mais quel gâchis ! » Isabelle Saporta n’a pas fait dans la demi-mesure lundi matin sur TF1. Dans sa chronique au sein de Bonjour !, la journaliste est revenue sur l’entretien accordé par Bruno Le Maire au Parisien, dans lequel l’ancien ministre de l’Économie présente un « manifeste pour une autre France » et appelle à réformer rapidement un pays qu’il juge paralysé par la dette, la bureaucratie et les « zigzags politiques ».
Un diagnostic qui inspire à Isabelle Saporta une admiration très rapidement devenue ironique. « Quel gâchis qu’un homme aussi brillant, qui a si bien cerné les enjeux de ce pays, le mur de la dette qui nous empêche d’investir dans l’avenir n’ait jamais pu agir », lance-t-elle.
Puis tombe la pointe : « Que cet homme, qui voit l’urgence de réformer pour éviter une crise financière imminente, mais jamais, je sais pas moi, ministre de l’Économie ? Ah si, si, si, pardon, il l’a été. Sept ans quand même. Sept ans, ça laisse le temps. »
▶️ Les leçons tardives de Bruno Le Maire
— TF1Info (@TF1Info) August 24, 2026
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« Le courage, les politiques le découvrent une fois qu’ils ont quitté le pouvoir »
Le reproche dépasse largement la personne de Bruno Le Maire. Pour Isabelle Saporta, le problème serait presque devenu une mécanique de la vie politique française : les responsables publics retrouveraient une étonnante lucidité une fois débarrassés des contraintes de l’exercice du pouvoir.
« C’est surtout le courage que les politiques découvrent une fois qu’ils ont quitté le pouvoir », raille-t-elle. Car selon elle, les diagnostics ne leur sont pas inconnus lorsqu’ils gouvernent. « Ces énarques, ces normaliens, les solutions, ils les connaissent. Ils savent qu’on n’a plus un rond et qu’on ne pourra plus raser gratis. »
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