« Taxer les riches ne suffit plus » : Manon Aubry veut « interdire les milliardaires », des « nuisibles »
« Taxer les riches, ce n’est pas suffisant. » Aux universités d’été de La France insoumise, Manon Aubry a réclamé d’« interdire les milliardaires », avant de les qualifier de « nuisibles ». Au-delà de la provocation, le vocabulaire employé par l’eurodéputée révèle une conception particulièrement radicale de la lutte contre les inégalités.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
À l'université d'été de LFI, Manon Aubry estime que « taxer les riches » ne suffit plus, veut « interdire les milliardaires » et les qualifie de « nuisibles ».
À l'université d'été de La France insoumise, le titre de la conférence annonçait déjà la couleur : « Faut-il interdire les milliardaires ? ». Aux côtés notamment de Cyrielle Chatelain, d'Usul et du porte-parole d'Attac Raphaël Pradeau, Manon Aubry était invitée à répondre à cette singulière question.
L'eurodéputée insoumise n'a pas laissé beaucoup de place au doute. Ancienne salariée de l'ONG Oxfam, elle commence par raconter avoir travaillé pendant plusieurs années sur les inégalités et constaté, année après année, leur aggravation.
Ces gens de #LFI sont dingues. De vrais bolcheviques. #ToutSaufLFI https://t.co/N4SPSbwafO
— jean-dominique merchet (@jdomerchet) August 22, 2026
« On revenait avec notre rengaine habituelle : il faut taxer les riches », raconte-t-elle. Mais cette politique ne lui paraît désormais plus suffisante. « C'est là où moi j'en suis venue à cette conclusion que taxer les riches, ce n'est pas suffisant », explique Manon Aubry.
C'est là où moi j'en suis venue à cette conclusion que taxer les riches, ce n'est pas suffisant.
Manon Aubry
Et elle énonce la solution : « Il ne faudra pas seulement taxer les riches, mais interdire les milliardaires. »
De la taxation à « l'interdiction »
La nuance est considérable. Taxer davantage les grandes fortunes appartient au débat fiscal ordinaire. On peut discuter du taux optimal, des effets sur l'investissement, de l'exil fiscal, de la progressivité de l'impôt ou encore de la taxation du patrimoine.
Mais Manon Aubry dit précisément vouloir aller au-delà. Elle ne réclame plus seulement une contribution supérieure des plus fortunés. Elle considère que l'existence même d'une fortune supérieure au milliard devrait disparaître.
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