Synagogue d’Anderlecht vandalisée, Bill White veut des militaires sur place
L’ambassadeur américain Bill White veut que des militaires protègent la synagogue d’Anderlecht. Il s’y est rendu samedi avec son homologue israélien David Saranga. Fin octobre, un pavé a brisé une vitre du lieu de culte.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Après le jet de pavé de fin octobre, Bill White compte solliciter Theo Francken et Bernard Quintin. Le diplomate prévoit une collecte pour sécuriser le lieu de culte. Les ambassadeurs américain et israélien envisagent aussi un concert à Cureghem avec leur homologue marocain.
Bill White et David Saranga se sont rendus samedi 7 novembre à la synagogue d’Anderlecht. L’ambassadeur américain dit avoir effectué cette visite « à la demande du président Trump ». Il a exprimé son soutien à la communauté juive orthodoxe du quartier de Cureghem.
Une vitre brisée à la synagogue d’Anderlecht
Dans la nuit du 27 au 28 octobre, un pavé a traversé une vitre du troisième étage. Les vitrages protégés se trouvent plus bas, a précisé Bill White. Le diplomate estime que le jet était délibéré et qu’il s’agit d’un acte antisémite.
La police enquête, selon l’ambassadeur. Celui-ci a dit espérer que l’auteur serait interpellé et poursuivi.
La synagogue de la rue de la Clinique a ouvert en 1933. La Région bruxelloise a classé cet édifice Art déco en 2024. Il témoigne de l’installation à Cureghem de familles juives venues d’Europe centrale et orientale.
Des militaires et une collecte de fonds
Bill White compte solliciter les ministres Theo Francken (N-VA) à la Défense et Bernard Quintin (MR) à l’Intérieur. Il leur demandera de déployer des soldats près du bâtiment. Le diplomate prévoit aussi de récolter des fonds pour renforcer la sécurité autour du lieu de culte.
La Belgique a déjà eu recours à l’armée pour protéger des institutions juives. La Défense a lancé l’opération Green Shield le 23 mars, après l’explosion devant la synagogue de Liège. Le dispositif visait notamment des synagogues et des écoles juives à Bruxelles et à Anvers.
L’opération prévoit des postes de garde fixes et des patrouilles mobiles. Les militaires épaulent la police fédérale, qui assure le commandement des opérations.
Les deux diplomates envisagent aussi une initiative commune avec le Maroc. Avant sa visite, Bill White dit avoir contacté Mohammed Ameur, l’ambassadeur du Maroc en Belgique.
Avec David Saranga, il prévoit de le rencontrer pour préparer un concert et un événement dans le quartier.