Le problème Petra De Sutter (ANALYSE)
Petra De Sutter a longtemps été le projet de prestige favori de la Flandre progressiste. Jusqu’au moment où presque tous les domaines placés sous sa responsabilité ont commencé à dérailler. Le point bas provisoire est venu de l’UGent, où le positionnement moral a semblé compter davantage que l’autorité et l’ordre.
Publié par Peter Backx
• Mis à jour le
Résumé de l'article
-Pendant des années, Petra De Sutter a été présentée comme quelqu’un qui se situait au-dessus de la politique ordinaire.
-Aujourd’hui, il ne reste surtout de ce projet de prestige progressiste qu’une traînée de chaos, de perte d’autorité et de recul institutionnel.
« L’UGent est devenue antisémite sous “Petra la Verte” et donne raison aux terroristes du Hamas », a lancé l’un des reproches les plus sévères.
-Ailleurs, on a pu lire que « la haine des Juifs est manifestement plus importante que la coopération, les revenus de la recherche et les doctorats ».
Peu de responsables politiques ont été aussi longtemps protégés par leur image que Petra De Sutter. Elle s’est d’abord fait un nom comme professeure en médecine reproductive à l’UGent. Ensuite, son ascension politique a été rapide, via Groen. À partir de 2014, elle a siégé au Sénat. Plus tard, elle est aussi devenue une figure connue au sein du Conseil de l’Europe.
Sa véritable percée nationale est arrivée en 2020. Elle est alors devenue vice-Première ministre dans le gouvernement De Croo. Comme ministre de la Fonction publique, des Entreprises publiques, des Télécommunications et de la Poste, De Sutter devait démontrer que la gouvernance progressiste pouvait être plus intelligente et plus éthique.
La professeure. La médecin. La technocrate qui, selon ses propres mots, se situait au-dessus de la politique ordinaire.
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