Elke Vanden Brandt : « On ne va pas défaire tout ce qui a été fait sur Good Move, ce serait du gaspillage d'énergie »
La ministre bruxelloise de la Mobilité défend son bébé "Good Move" : "On ne va pas défaire tout ce qui a été fait", explique Elke Vanden Brandt à La Libre. Et de défendre aussi le secteur associatif, victime d'attaques "hallucinantes" selon elle.
Publié par J.PE
Résumé de l'article
- Good Move : Elke Vanden Brandt ne souhaite pas revenir en arrière.
- La ministre bruxelloise de la Mobilité (Groen) estime que le secteur associatif doit être entendu et soutenu.
La ministre bruxelloise de la Mobilité traverse une passe difficile. Privée de ses amis écologistes, comme Alain Maron, et bien plus isolée que dans le précédent gouvernement, les polémiques s’enchaînent pour elle notamment sur la deuxième journée sans voiture organisée le jour de la fête des mères, sur les travaux du rond-point Louise, sur les blocs de béton dans la ville. Les négociations avec Anders, le MR et souvent le PS également qui ne fait plus dans l’éco-socialisme sont rudes. Elke Vanden Brandt (Groen) a donné ce samedi une interview à nos confrères de La Libre pour s’expliquer.
Elle y déclare notamment : « Ça reste la philosophie qui consiste à dire qu'avec tous les outils comme Waze, les gens vont prendre toutes les petites rues pour éviter un feu rouge. Et que pour apaiser les quartiers, il faut travailler sur la circulation. On ne va pas défaire tout ce qui a été fait sur Good Move, ce serait du gaspillage d'énergie. »
Elle ne semble pas vouloir changer grand-chose non plus dans le monde de consultation des bruxellois alors qu’elle a été fortement critiquée pour cela lors des précédentes élections : « La première phase est l'écoute : savoir qu'un chantier a un impact sur un commerçant ou qu'un riverain désire plus de verdurisation dans son quartier. Je veux continuer à collaborer avec les gens pour imaginer leur quartier de demain. Mais je pense que créer l'adhésion ne se résume pas à écouter les gens, mais aussi à prendre des décisions. Jamais une décision ne plaira à tout le monde, mais elle peut récolter l'adhésion après avoir été prise, quand on constate ses implications. Il faut donc oser se lancer. »
Enfin, Elke Vanden Brandt trouve normal de subsidier des asbl proches des écologistes et veut continuer à le faire : « Un secteur associatif qui ose critiquer un gouvernement n'est pas une menace, mais un renfort. Moi, je suis convaincue que, si on veut défendre la démocratie, nous devons soutenir aussi ceux avec qui on n'est pas d'accord. Je trouve d'ailleurs hallucinantes les attaques contre la RTBF de certains politiques : il est essentiel de défendre la liberté de la presse, et le monde associatif doit aussi oser s'exprimer. »