Les résultats du vote de l’AG de Vivaqua autorise les réformes pour sauver l'intercommunale
Réunis en assemblée générale extraordinaire, les actionnaires de VIVAQUA ont approuvé à l'unanimité une profonde réforme de l'intercommunale. La Région bruxelloise pourra investir jusqu'à 180 millions d'euros pour renforcer les fonds propres d'un opérateur confronté à une dette d'environ un milliard d'euros.
Publié par J.PE
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Résumé de l'article
VIVAQUA réforme sa gouvernance et son capital. La Région bruxelloise pourra injecter jusqu'à 180 millions d'euros pour consolider les finances de l'intercommunale, confrontée à un lourd endettement.
Une étape décisive a été franchie ce lundi 29 juin lors de l'assemblée générale extraordinaire de VIVAQUA. Les actionnaires de l'intercommunale ont approuvé une profonde réforme de sa structure financière et de sa gouvernance afin de faire face à un endettement devenu préoccupant. Au cœur de l'opération : la montée en puissance de la Région de Bruxelles-Capitale au capital de l'entreprise publique de l'eau, avec un investissement pouvant atteindre 180 millions d'euros, ainsi que celle d'HYDRIA. Le vote de l’AG tenue aujourd’hui à 13h a donné une approbation de 98 % à la création de nouvelles actions de classe "C" ainsi qu'à toutes une série de réforme de points de gouvernance ou au changement du conseil d'administration. Toutes les communes ont voté favorablement à l'exception de Woluwe-Saint-Lambert.
Cette décision marque un tournant historique pour VIVAQUA. Jusqu'ici par les communes bruxelloises, l'intercommunale va désormais accueillir deux nouveaux actionnaires institutionnels puissants afin de renforcer durablement ses fonds propres.
Une réponse à une situation financière fragile
Depuis plusieurs années, VIVAQUA est confrontée à une équation difficile. Chargée de produire et distribuer l'eau potable tout en assurant une partie importante de l'assainissement des eaux usées, l'entreprise doit investir massivement pour moderniser un réseau parfois centenaire, lutter contre les fuites, répondre aux nouvelles exigences environnementales et anticiper les effets du changement climatique.
Or ces investissements se sont accompagnés d'un niveau d'endettement particulièrement élevé de l’ordre d’un milliard, limitant progressivement les marges de manœuvre financières de l'intercommunale. De plus Vivaqua a connu des problèmes de gestion depuis quelques années avec des factures impayées qui explosaient. La société a dû revoir son mode de paiement des factures et a lancé un programme de réduction de coûts qui devront se poursuivre dans les années qui viennent. La société ne dispose pas d’une vraie liberté sur l’imposition de ses tarifs ce qui rend l’équation économique de la société problématique.
Face à cette situation, le gouvernement bruxellois avait annoncé son intention de recapitaliser VIVAQUA. L'assemblée générale extraordinaire du 29 juin concrétise encore plus cette volonté politique.
Parallèlement, HYDRIA intégrera également l'actionnariat en apportant une branche complète de ses activités, comprenant notamment plusieurs bassins d'orage et collecteurs stratégiques.
Une gouvernance adaptée
L'entrée de ces nouveaux actionnaires s'accompagne logiquement d'une évolution de la gouvernance.
L'assemblée générale a validé le principe de la nomination de représentants de la Région et d'HYDRIA au sein du conseil d'administration, afin de refléter la nouvelle répartition du capital.
Cette assemblée générale constitue probablement la réforme institutionnelle la plus importante de VIVAQUA depuis plusieurs anées.
L'arrivée de la Région bruxelloise dans l'actionnariat traduit une implication beaucoup plus directe du pouvoir régional dans la gestion du principal opérateur de l'eau de Bruxelles.