Lorsque la vignette belge contrarie le Grand-Duché de Luxembourg
La vignette belge, attendue le 1er mai 2027, inquiète les communes luxembourgeoises voisines. Sans exemption frontalière, leurs élus redoutent un surcoût pour les habitants et des reports de circulation.
Publié par A JS
Résumé de l'article
À Steinfort et Pétange, les bourgmestres craignent que les automobilistes évitent les futurs axes payants en traversant leurs communes. L’accès aux commerces frontaliers soulève aussi des questions. La compensation fiscale promise aux automobilistes wallons devra respecter le droit européen, après la condamnation d’un dispositif allemand en 2019.
Le projet de vignette belge suscite des tensions avec le Grand-Duché de Luxembourg. Aucune dérogation frontalière ne figure dans le dispositif annoncé. Les déplacements quotidiens entre les deux pays alimentent les inquiétudes des élus locaux.
La Belgique prévoit une vignette numérique commune aux trois Régions, pour les véhicules légers belges comme étrangers. Elle concernerait les autoroutes et les routes régionales couvertes par le dispositif. Les autorités wallonnes invoquent une contribution plus équitable des usagers à l’entretien du réseau.
Une vignette belge pour les trajets de proximité
À Steinfort, le bourgmestre Sammy Wagner prend l’exemple du magasin IKEA d’Arlon, tout près de la frontière de Sterpenich. Il évoque un coût de 9 euros pour s’y rendre par l’autoroute.
Ce montant correspond au tarif annoncé pour 24 heures avec une voiture Euro 4 ou plus récente. Il ne constitue donc pas un péage à chaque passage. Les automobilistes disposant d’une formule plus longue ne devraient pas renouveler leur paiement à chaque visite.
Le problème dépasse les seuls achats occasionnels. Entre Steinfort et Arlon, comme entre Pétange et Athus, les habitants franchissent régulièrement la frontière. Travail, courses et visites familiales entretiennent ces échanges de proximité.
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