Mélenchon : « Si je suis élu président, on sortira du nucléaire »
Jean-Luc Mélenchon, candidat déclaré de La France Insoumise à la présidentielle de 2027, a affirmé sur Blast vouloir sortir du nucléaire s’il est élu. Une position radicale qui interroge sur la souveraineté énergétique et l’avenir industriel de la France.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Jean-Luc Mélenchon annonce vouloir sortir du nucléaire sans référendum s’il est élu président. Une déclaration forte qui relance le débat sur l’avenir énergétique de la France.
Dans une interview sur Blast, Jean-Luc Mélenchon a clarifié sa position sur l’énergie nucléaire. Interrogé sur un éventuel référendum, il a répondu sans ambiguïté : « Je suis convaincu que les gens votent pour moi et je suis président de la République, qu’on sortira du nucléaire, il n’y a pas besoin de référendum, sauf si je m’aperçois que c’est intéressant de faire valider par un référendum parce que pour accélérer le processus. »
Il a également expliqué que sa précédente ouverture à un référendum était surtout un « tarif d’entrée » pour s’accorder avec les communistes, position qui n’a plus lieu d’être selon lui.
Cette déclaration intervient alors que la France tirait encore environ 68 % de son électricité du nucléaire en 2025, l’un des taux les plus élevés au monde. Cette filière garantit à la fois une production bas carbone, une relative indépendance énergétique et des milliers d’emplois hautement qualifiés.
“Si les gens votent pour moi et que je suis président de la République on sortira du nucléaire, y’a pas besoin de referendum”, nous prévient Mélenchon.. via @DigitalGanon pic.twitter.com/1AbetuEejb
— François Momboisse (@fmomboisse) May 27, 2026
Un virage stratégique majeur
Sortir du nucléaire signifierait une transformation profonde et rapide du mix énergétique français. La France dispose aujourd’hui de 57 réacteurs en service, avec la mise en route récente de l’EPR de Flamanville. Renoncer à cette capacité sans solution de remplacement immédiate et équivalente poserait des questions sérieuses sur la sécurité d’approvisionnement, le coût de l’électricité et la compétitivité industrielle.
Mélenchon assume une rupture : pour lui, une victoire présidentielle suffirait à engager ce tournant, sans validation populaire préalable. Une approche qui contraste avec le débat démocratique souvent invoqué par la gauche sur d’autres sujets.
Les enjeux pour la France
Cette position relance le débat sur la stratégie énergétique nationale. D’un côté, les défenseurs du nucléaire soulignent son rôle dans la lutte contre le réchauffement climatique et la maîtrise des prix de l’énergie. De l’autre, ses opposants mettent en avant les risques et les déchets. Mais peu contestent le fait qu’une sortie brutale ou mal préparée exposerait le pays à une forte dépendance aux importations et aux énergies intermittentes.
Les Français, attachés à leur souveraineté énergétique depuis les choix stratégiques des années 1970, risquent de s’interroger sur les conséquences concrètes d’un tel projet : hausses de facture, risque de pénuries ou ralentissement de la réindustrialisation.