Peter De Keyzer : « 55 % de votre salaire part à l'État »
L’économiste Peter De Keyzer estime que la Belgique a progressivement rompu le lien entre effort et récompense. Dans un entretien accordé à Doorbraak, il dénonce un modèle qui privilégie l’égalité à l’ambition et décourage le travail, l’initiative et la réussite.
Publié par Harrison du Bus
• Mis à jour le
Résumé de l'article
Peter De Keyzer estime que la Belgique a rompu le lien entre effort et récompense et privilégie désormais l’égalité au détriment de l’ambition et de la méritocratie.
La Belgique est-elle en train de décourager ceux qui travaillent, entreprennent et prennent des risques ? C’est la conviction de l’économiste Peter De Keyzer, qui livre dans un entretien accordé à Doorbraak une critique sévère du modèle socio-économique belge.
Selon lui, le pays a progressivement sacrifié l’ambition sur l’autel de l’égalité, au point de rompre presque totalement le lien entre l’effort individuel et la récompense qui en découle.
En Belgique, nous avons souvent une vision de l’égalité qui est allée beaucoup trop loin. Nous préférons l’égalité à l’ambition.
Peter De Keyzer
"De link tussen eigen inspanning en wat je er zelf aan overhoudt, hebben we in België bijna volledig doorgeknipt.
— Peter De Keyzer (@PeterDeKeyzer) June 10, 2026
We verkiezen hier veel te vaak gelijkheid boven ambitie."@DoorbraakBE https://t.co/0y3uKVSb9w
Pour illustrer son propos, l’économiste s’attaque à la pression fiscale qui pèse sur le travail. Selon lui, un salarié belge voit disparaître plus de la moitié de ce qu’il produit au profit des pouvoirs publics.
En tant que Belge, lorsque vous travaillez, environ 55 % de votre salaire brut part vers les autorités publiques. Les 45 % restants, vous pouvez les garder.
Peter De Keyzer
« Actionnaire minoritaire de votre propre vie »
Peter De Keyzer utilise une formule particulièrement frappante pour décrire cette situation. « Vous vous levez le matin, vous vous préparez, vous allez travailler, vous respectez des échéances, vous gérez le stress, les responsabilités, un patron parfois difficile, puis vous rentrez chez vous le soir. Et en fin de compte, moins de la moitié de vos efforts vous revient. Le reste doit être versé à la collectivité. »
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