« Plus personne n’est sûr d’être en règle » : Montebourg dénonce une folie normative française
Invité sur BFM TV, Arnaud Montebourg a dressé un réquisitoire sévère contre la complexité administrative française, dénonçant une accumulation de normes et de contrôles qui, selon lui, étouffe agriculteurs, entreprises et collectivités.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Invité sur BFM TV, Arnaud Montebourg dénonce l’explosion des normes et une bureaucratie française devenue selon lui paralysante.
La France croule-t-elle sous ses propres règles ? Invité sur BFM TV, Arnaud Montebourg a livré une charge contre ce qu’il considère comme l’une des pathologies les plus profondes du pays : l’empilement administratif, la prolifération réglementaire et une culture de la défiance qui finit selon lui par bloquer l’action publique comme l’initiative privée.
L’ancien ministre a illustré son propos par une série d’exemples très concrets, tirés notamment du monde agricole. Il évoque ainsi le cas du déplacement d’une couleuvre protégée, qui nécessiterait un formulaire Cerfa spécifique – le 13601 – consacré à la « demande de dérogation pour la perturbation intentionnelle de spécimens d’espèces animales protégées ». On apprend alors que des dizaines de cases doivent être renseignées, jusque dans les modalités précises de capture de l’animal.
Pour Arnaud Montebourg, cette inflation procédurale traduit un problème plus profond : « on ne fait pas confiance aux acteurs ». Il décrit une « société de défiance » où chaque activité fait l’objet d’un encadrement croissant, multipliant les contraintes administratives au détriment de l’efficacité.
Je viens de tomber sur un extrait de l’intervention d’Arnaud Montebourg sur BFM Business.
— Julien | Tech & Invests (@JulienTechInvst) May 25, 2026
Qu’on vienne pas me dire après que l’on a pas 4 fois trop de lois, parlementaires et grattes papiers au gouvernement…
L’extrait est lunaire et il faut mettre un coup de tronçonneuse dans… pic.twitter.com/xk1kW4e6HB
« Les agriculteurs s’arrachent les cheveux »
L’ancien candidat à la présidentielle s’est particulièrement attardé sur le quotidien agricole. Il évoque des exploitations soumises simultanément aux règles de la Politique agricole commune, à la surveillance satellitaire, au code rural, au code de l’environnement, à la loi sur l’eau, aux obligations Natura 2000, aux réglementations urbanistiques ou encore aux normes sanitaires.
« Chaque texte dépend d’une administration différente », résume-t-il en substance.
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