Pour Thomas Dermine (PS) : « Le vrai enjeu de la Wallonie, ce n’est pas de punir les chômeurs »
Le bourgmestre socialiste de Charleroi a donné une interview à nos confrères de Sudinfo. L’occasion pour lui de donner sa vision des réformes du gouvernement fédéral et régional.
Publié par J.PE
Résumé de l'article
Le bourgmestre PS de Charleroi, Thomas Dermine, critique les réformes du MR et des Engagés, estimant que la priorité en Wallonie doit être la création d’emplois.
Ainsi pour le socialiste : « Le vrai enjeu de la Wallonie, ce n’est pas de punir les chômeurs, ce n’est pas de réduire les points APE – même si, et je veux être très clair là-dessus, il faut lutter contre ceux qui trichent et abusent. Mais le vrai enjeu, c’est de se battre sur tous les dossiers, sur la création d’emplois. »
Il ne semble pas non plus très en phase avec la politique économique menée : « Il y a beaucoup de choses qu’on peut déjà faire. Si vous écoutez les patrons, ils vous disent qu’aujourd’hui, il y a encore une dispersion de moyens. Dix ans du MR à la tête de l’économie, ce sont des plans qui se superposent aux plans. Je ne veux pas faire l’apologie de la phase passée, mais au moins, avec le PS, il y avait une vision économique. »
Il estime qu’il a fait plus d’effort à Charleroi que dans d’autres entités publiques. Ainsi, Thomas Dermine déclare : « À Charleroi, on a fait plus de 30 millions d’efforts. Trente millions d’efforts, c’est 7 % de nos recettes. Citez-moi une seule entité publique, au niveau wallon ou au niveau fédéral, qui était capable de faire 7 % d’efforts. Et on le fait avec le plus grand respect pour la concertation sociale. »
Enfin, interrogé sur les bons scores du PS dans les sondages et la baisse prononcée du parti libéral, il l’analyse de la façon suivante : « Il y a, un, le sentiment de trahison. La trahison très claire du MR, qui a fait campagne sur 500 euros de plus en chargeant certaines classes sociales avec des stéréotypes très forts. Et au final, tout le monde se demande où ils sont, ces 500 euros, parce qu’ils ont disparu face à la réalité budgétaire. Une trahison dont ne sont d’ailleurs pas moins coupables Les Engagés. Parce que, finalement, ils s’associent à toutes les réformes. »