Présidentielle 2027 : le RN serait vainqueur dans tous les scénarios
Selon un sondage Toluna Harris Interactive commenté sur BFM TV, Jordan Bardella arriverait en tête dans tous les scénarios de l'élection présidentielle de 2027. Même Édouard Philippe, considéré comme le candidat le plus solide du bloc central, serait battu au second tour.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Selon un sondage commenté sur BFM TV, Jordan Bardella l'emporterait face à tous les principaux candidats testés pour la présidentielle de 2027.
Les grandes manœuvres ont commencé. Gabriel Attal lance ce week-end sa rentrée politique Porte de Versailles. Édouard Philippe prépare un grand meeting dans les prochains jours. Bruno Retailleau affine sa stratégie autour des questions d'autorité et de sécurité. Pourtant, à en croire un sondage Toluna Harris Interactive, ces batailles pourraient n'être qu'une longue phase de qualification avant un affrontement dont le favori est déjà identifié.
L'analyse proposée à l'antenne est sans ambiguïté : à ce stade, le Rassemblement national domine tous les scénarios présidentiels envisagés.
Présidentielle: à un an de l'élection, le RN est donné gagnant dans tous les scénarios selon un nouveau sondage pic.twitter.com/9nlEUmDbQL
— BFM (@BFMTV) May 29, 2026
Une compétition à deux vitesses
Pour illustrer la situation, les commentateurs ont recours à une métaphore tennistique. Sur les courts annexes, Gabriel Attal, Édouard Philippe et Bruno Retailleau se disputent le leadership du bloc central et de la droite gouvernementale. Mais sur le court central, celui de la finale présidentielle, le principal adversaire demeure le Rassemblement national ; et c'est précisément là que les difficultés commencent pour les concurrents du RN.
Aucun des principaux candidats potentiels du bloc central ne parviendrait actuellement à rivaliser avec Jordan Bardella. Plus encore, le RN sortirait vainqueur de tous les scénarios de second tour testés.
Le cas d'Édouard Philippe est particulièrement révélateur. Souvent présenté comme le candidat le plus capable de rassembler un électorat modéré et de concurrencer le RN, l'ancien Premier ministre accuserait néanmoins un retard de huit points face à Bardella dans l'hypothèse de ce second tour.
Le RN sur le terrain de ses adversaires
L'une des explications avancées repose sur l'adéquation entre les thèmes dominants de la campagne naissante et les points forts du Rassemblement national.
Gabriel Attal cherche à mettre en avant la ruralité et à corriger son image de candidat urbain associé au macronisme. Bruno Retailleau concentre son discours sur l'autorité et la sécurité. Édouard Philippe tente de reprendre l'initiative sur la question sensible de la réforme des retraites en proposant un référendum.
Or, selon l'analyse présentée sur BFM TV, ces sujets correspondent précisément aux préoccupations majeures des Français mais également aux thèmes sur lesquels le RN bénéficie déjà d'un avantage dans l'opinion.
Autrement dit, les candidats du bloc central sont contraints de mener campagne sur des terrains où leur principal concurrent apparaît déjà plus crédible.
Jean-Luc Mélenchon progresse également
L'autre enseignement du sondage concerne la progression de Jean-Luc Mélenchon. Le leader de La France insoumise demeure une figure centrale du paysage politique et continue de consolider son socle électoral.
Mais cette dynamique ne semble pas, pour l'heure, remettre en cause l'avance du RN. Au contraire, le commentaire de BFM TV souligne la capacité du Rassemblement national à tirer profit des fragilités de chacun de ses concurrents, qu'ils soient issus de la gauche radicale, du macronisme ou de la droite gouvernementale.
Une campagne qui s'ouvre sous le signe du RN
Les observateurs le répètent : à près d'un an de l'élection présidentielle, rien n'est joué. Les campagnes bouleversent régulièrement les rapports de force et l'histoire politique française regorge de surprises.
Il n'en reste pas moins qu'au moment où Gabriel Attal, Édouard Philippe et Bruno Retailleau donnent le coup d'envoi de leurs stratégies respectives, le constat dressé par ce sondage est brutal : aujourd'hui, la question n'est plus seulement de savoir qui représentera le bloc central. Elle est aussi de savoir qui sera capable d'empêcher le Rassemblement national de transformer son avance dans les sondages en victoire à l'Élysée.