Les taux d’emprunts belges explosent. Le système peut-il tenir sans réduction des dépenses ?
La remontée des taux d’intérêt, le déficit, la dette, les pensions et les soins de santé placent les finances publiques belges sous pression.
Publié par J.PE
• Mis à jour le
Résumé de l'article
La Belgique fait face à la hausse des taux d’intérêt, alors que le déficit, la dette et les dépenses sociales continuent de peser sur les finances publiques. La question d’une réduction des dépenses se posera tôt ou tard.
La Belgique entre dans une zone de turbulences budgétaires. Les taux d’intérêt remontent à des niveaux inédits depuis plus d’une décennie, tandis que les dépenses publiques continuent de progresser. Entre pensions, soins de santé, déficit et dette, l’équation devient de plus en plus difficile à résoudre sans s’attaquer aux dépenses.
Il y a quelques années encore, la faiblesse des taux permettait aux États de repousser une partie de leurs problèmes. Emprunter coûtait peu cher et la charge de la dette restait relativement contenue. Cette époque est révolue.
Le rendement de l’obligation belge à dix ans évolue désormais autour de 3,8 %, un niveau que la Belgique n’avait plus connu depuis 2012. Ce chiffre peut sembler abstrait. Pour les finances publiques, il est pourtant loin d’être anodin.
La Belgique ne paiera pas 3,8 % sur l’ensemble de sa dette du jour au lendemain. Une grande partie des emprunts existants a été contractée à des taux différents et leur maturité est étalée dans le temps. Mais chaque nouvelle émission et chaque refinancement intègrent progressivement les conditions de marché actuelles.
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