Terrasses Horeca à Bruxelles : Audrey Henry demande de la souplesse aux communes
À quelques jours de l'échéance du 31 octobre, Audrey Henry souhaite éviter le démontage des terrasses Horeca à Bruxelles. La secrétaire d'État bruxelloise à l'Urbanisme demande aux communes de faire preuve de souplesse, en attendant une réglementation permanente.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Audrey Henry demande aux communes bruxelloises d'éviter le démontage des terrasses Horeca au 31 octobre. La Région prépare une réglementation autorisant leur maintien toute l'année, sous conditions. Horeca Brussels soutient cette initiative, destinée à réduire les frais des exploitants. Les autorisations communales resteront obligatoires.
La secrétaire d'État bruxelloise à l'Urbanisme, Audrey Henry (MR), souhaite maintenir les terrasses Horeca au-delà du 31 octobre. Cette date marque actuellement la fin de leur période d'installation saisonnière.
Elle a adressé un courrier aux communes bruxelloises pour leur demander de privilégier le dialogue avec les exploitants. L'objectif est d'éviter les démontages imposés uniquement par l'échéance réglementaire, lorsque les installations respectent les règles en vigueur.
La Région prépare une modification réglementaire permettant de pérenniser les terrasses Horeca dispensées de permis d'urbanisme. Audrey Henry souhaite faire aboutir cette réforme avant la fin de l'année.
Une période de transition délicate pour les terrasses Horeca
Les terrasses saisonnières bénéficient actuellement d'une dispense de permis d'urbanisme sous certaines conditions. Cette facilité reste toutefois limitée dans le temps. Les établissements concernés risquent donc de devoir retirer leurs installations dès la fin octobre.
Le gouvernement bruxellois a approuvé un projet de modification réglementaire en troisième lecture le 9 juillet 2026. Le texte a ensuite été transmis au Conseil d'État pour avis. Son entrée en vigueur nécessite encore une approbation définitive et une publication au Moniteur belge.
Une période de transition pourrait donc séparer la fin du régime saisonnier de l'entrée en vigueur des nouvelles dispositions. Audrey Henry souhaite éviter que ce décalage ne pénalise financièrement les indépendants.
La dispense de permis d'urbanisme ne supprime cependant pas les obligations communales. Chaque exploitant doit toujours disposer d'une autorisation de voirie pour occuper l'espace public. Les règles relatives à la sécurité et à l'accessibilité continuent également de s'appliquer.
Un soutien attendu par les professionnels du secteur
Pour les restaurateurs et cafetiers, le démontage représente une dépense supplémentaire. Il implique des frais de main-d'œuvre, de transport et de stockage. Une nouvelle installation quelques mois plus tard entraîne également des coûts.
Horeca Brussels accueille favorablement l'initiative régionale. Son président, Matthieu Léonard, souligne les difficultés financières rencontrées par les établissements. Il évoque une période particulièrement difficile pour le secteur.
L'organisation professionnelle entend poursuivre sa collaboration avec les communes. Elle insiste notamment sur la nécessité de préserver la sécurité, la qualité des installations et les intérêts des riverains.
Une réforme soutenue par le Parlement bruxellois
Les terrasses font partie de l’identité bruxelloise et soutiennent nos commerçants.
La pérennisation des terrasses bénéficie d'un soutien parlementaire ancien. Le 4 avril 2025, le Parlement bruxellois a adopté une résolution à l'unanimité. Celle-ci demandait une adaptation de la réglementation.
Cette initiative avait été portée par Clémentine Barzin, Ludivine de Magnanville, Loubna Azghoud et Olivier Willocx. L'objectif était de permettre aux établissements de conserver leurs terrasses tout au long de l'année.
Ludivine de Magnanville, députée MR, rappelle l'importance des mesures concrètes pour soutenir l'activité Horeca. Elle considère le maintien des terrasses comme l'un de ces gestes politiques utiles aux exploitants.
Audrey Henry défend également cette orientation. « Les terrasses font partie de l’identité bruxelloise et soutiennent nos commerçants », affirme la secrétaire d'État.
La réforme ne signifie toutefois pas une liberté totale d'occupation de l'espace public. Les communes conserveront leurs compétences en matière d'autorisation de voirie.
La pérennisation dépendra donc du nouveau cadre régional et du respect des conditions applicables.