Violences policières à Bruxelles, Paul Magnette demande toute la vérité
Témoin direct des incidents survenus lors de la manifestation des enseignants à Bruxelles, Paul Magnette condamne à la fois les actes de vandalisme commis en marge du rassemblement et certaines interventions policières qu’il juge préoccupantes. Le président du PS réclame désormais des explications complètes sur les faits signalés.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Témoin direct d’une partie des incidents lors de la manifestation des enseignants à Bruxelles, Paul Magnette condamne les actes de vandalisme, mais juge également certaines interventions policières préoccupantes. Il soutient l’enquête interne demandée par Philippe Close et appelle à établir clairement les responsabilités.
Invité de l’émission Face à Buxant, Paul Magnette est revenu sur les controverses entourant l’intervention de la police bruxelloise lors de la manifestation des enseignants et de leurs élèves. Le président du Parti socialiste affirme avoir observé personnellement une partie des événements, ceux-ci s’étant déroulés à proximité de son bureau, situé boulevard de l’Empereur.
Selon lui, plusieurs comportements observés parmi certains participants méritent une condamnation sans ambiguïté. Il évoque notamment des dégradations visant des infrastructures publiques, ainsi qu’une attaque contre un commerce. Pour le dirigeant socialiste, ces actes de violence restent inacceptables et ne peuvent être tolérés dans le cadre d’une mobilisation sociale.
Des interventions policières contestées
Au-delà des débordements commis par certains manifestants, Paul Magnette estime que certaines actions des forces de l’ordre soulèvent également des interrogations sérieuses. Il affirme avoir assisté à des interventions qu’il considère problématiques et rappelle que des accusations de propos racistes et sexistes ont déjà été formulées à l’encontre de policiers impliqués dans l’opération.
Le président du PS rappelle que le procureur du Roi a lui-même insisté sur l’obligation pour les services de police de respecter le droit et le principe de proportionnalité dans leurs interventions. À ses yeux, les éléments rapportés justifient donc un examen approfondi des circonstances de l’intervention.
Dans ce contexte, il salue la décision du bourgmestre de Bruxelles, Philippe Close, de demander l’ouverture d’une enquête interne afin d’établir précisément les responsabilités éventuelles, ajoutant qu'on ne peut tolérer aucune manifestation de violence, ni du côté des manifestants, ni du côté de la police.
Une question de confiance entre citoyens et police
Interrogé sur l’existence d’un problème plus large au sein des forces de l’ordre, Paul Magnette reconnaît la présence de policiers violents, qu’il considère comme un sujet qu’il faut traiter avec fermeté. Il s’appuie sur son expérience à la tête de la Ville de Charleroi, où il a exercé la fonction de bourgmestre pendant douze ans.
Il rappelle avoir dirigé une zone de police comptant un millier d’agents et avoir supervisé de très nombreuses manifestations. D’après lui, les incidents graves y sont demeurés exceptionnels. Chaque fois qu’un problème survenait, une enquête était lancée afin d’en déterminer les causes et d’éviter qu’une situation similaire ne se reproduise.
Pour le président socialiste, l’enjeu dépasse le seul traitement des faits récents. Il estime indispensable d’établir les responsabilités lorsqu’une intervention apparaît disproportionnée. À défaut, une dynamique d’escalade risque de s’installer entre jeunes manifestants et forces de l’ordre.
Paul Magnette plaide dès lors pour un retour à l’apaisement et au respect strict du cadre légal par l’ensemble des acteurs concernés. Selon lui, seule une clarification complète des événements permettra d’éviter que les tensions observées lors de cette manifestation ne se reproduisent à l’avenir.