Après les élections israéliennes, la droite réclame des investigations sur les financements
Des soupçons d’ingérence qatarie alimentent les contestations du scrutin israélien. Le Likoud dénonce des financements étrangers. Une enquête distincte porte sur des achats présumés de voix pour Ra’am.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Le Likoud accuse des pays arabes, dont le Qatar, d’avoir financé la mobilisation électorale dans des localités arabes. Une enquête distincte concerne des achats présumés de voix pour Ra’am. Aucun lien public ne rapproche les deux dossiers. Des responsables de droite réclament des investigations supplémentaires et évoquent des contestations des résultats.
Le Likoud met en cause de possibles financements étrangers destinés à mobiliser les électeurs dans les localités arabes. Parmi les pays visés figure le Qatar. Ces accusations interviennent après les élections législatives israéliennes du 27 octobre.
Le parti de Benjamin Netanyahou affirme avoir déposé des plaintes au cours des dernières vingt-quatre heures. Il évoque notamment la rémunération de coordinateurs chargés de conduire les électeurs aux urnes.
Ingérence qatarie présumée, des circuits financiers à établir
Selon les informations rapportées ce matin, Doha aurait transféré des sommes importantes pour peser sur le scrutin. Aucun montant précis ni circuit financier ne permet encore de documenter publiquement ces soupçons.
Selon IsraJ, David Zini, directeur du Shin Bet, a échangé mercredi soir avec Noam Sohlberg, président de la Commission électorale. Le responsable du renseignement intérieur lui aurait transmis des éléments concernant une possible ingérence étrangère.
Ces renseignements comprendraient des informations recueillies directement par le service de sécurité, au-delà des pièces remises par le Likoud. Leur contenu reste confidentiel.
L’origine des fonds, leurs bénéficiaires et leur utilisation restent à établir. La rémunération de personnes mobilisant des électeurs ne prouve pas, à elle seule, un achat de voix.
Des arrestations pour des achats de voix présumés
Une autre enquête concerne des versements présumés en échange de votes pour Ra’am, le parti arabe islamiste. Trois habitants de Segev Shalom et d’Ar’ara, dans le Néguev, avaient déjà été interpellés pendant le scrutin.
Les policiers ont découvert à leurs domiciles des enveloppes contenant d’importantes sommes d’argent. Ils ont également saisi des bulletins de vote et d’autres éléments susceptibles de concerner les faits.
De nouvelles arrestations auraient depuis eu lieu dans ce dossier. Les suspects auraient préparé de l’argent liquide pour influencer le choix d’électeurs.
Le Likoud affirme également avoir transmis des enregistrements à Noam Sohlberg. Des personnes y reconnaîtraient des achats de voix contre de l’argent ou des bons de carburant.
La droite réclame des investigations supplémentaires
Aucun lien ne relie à ce stade publiquement ces pratiques présumées aux financements étrangers soupçonnés. Les arrestations ne permettent donc pas d’attribuer au Qatar les versements examinés dans le Néguev.
À droite, Bezalel Smotrich réclame l’interrogatoire des dirigeants des partis arabes par le Shin Bet. Le président du Sionisme religieux demande une extension des investigations.
La députée du Likoud Tali Gottlieb évoque une possible invalidation de bureaux de vote. Elle estime qu’une telle décision pourrait modifier la répartition des sièges.
Cette hypothèse politique ne constitue pas une décision des autorités électorales.