Attal rappelle faire des frontières un axe de sa campagne, Bellamy l'accuse de « grand n'importe quoi » sur X
En faisant des frontières un pilier de sa campagne, Gabriel Attal espérait imposer son thème. À Ceuta, François-Xavier Bellamy lui oppose un réquisitoire plus encombrant : celui des votes, des textes européens et d’un virage jugé tardif.
Publié par J.PE
Résumé de l'article
Gabriel Attal a placé la maîtrise des frontières parmi les quatre priorités de sa campagne, en réaction à la pression migratoire à Ceuta. François-Xavier Bellamy l’accuse de revendiquer des solutions que Renaissance aurait combattues au Parlement européen.
Alors que la crise migratoire à Ceuta remet la question des frontières au cœur de l'actualité européenne, Gabriel Attal a rappelé sur X avoir fait de leur maîtrise l'un des « quatre chantiers capitaux » de sa campagne. L'ancien Premier ministre estime que les événements survenus dans l'enclave espagnole démontrent la nécessité d'une réponse européenne, avec la mise en œuvre du pacte asile et migration, le renforcement de Frontex et des règles permettant de refouler les étrangers en situation irrégulière.
Cette prise de position a provoqué une réponse virulente de François-Xavier Bellamy. « Stupéfiant de lire cela… Dans le monde fictif de votre communication, il n'y a donc plus aucune limite au grand n'importe quoi », écrit l'eurodéputé LR sur X.
Stupéfiant de lire cela… Dans le monde fictif de votre communication, il n’y a donc plus aucune limite au grand n’importe quoi. Parce qu’au Parlement européen, vos députés n’ont cessé de voter contre ce « chantier capital » :
— Fx Bellamy (@fxbellamy) July 31, 2026
- Contre le soutien du budget européen aux murs de… https://t.co/FYl16u7EDR
François-Xavier Bellamy accuse Gabriel Attal de défendre aujourd'hui un « chantier capital » que, selon lui, les eurodéputés Renaissance ont systématiquement combattu au Parlement européen. « Vos députés n'ont cessé de voter contre ce "chantier capital" », affirme-t-il.
L'élu cite notamment le financement européen des murs de protection des frontières, demandé par la Pologne, la Finlande et douze autres gouvernements, le principe des « pays tiers sûrs », qui permettrait selon lui « d'empêcher massivement l'entrée sur le sol européen de migrants illégaux », les centres de retour destinés à faciliter les expulsions ainsi que le règlement européen sur les retours.
À chacune de ces mesures, François-Xavier Bellamy martèle qu'elles ont été obtenues « malgré vous », tout en reprochant à l'exécutif français de ne pas appliquer certaines dispositions déjà adoptées. « Vous dirigez son parti majoritaire, je crois ? Serait-ce là aussi malgré vous ? », lance-t-il à Gabriel Attal.
En conclusion, l'eurodéputé affirme partager le constat selon lequel « la maîtrise de nos frontières est un chantier capital » et même « le défi essentiel pour notre avenir », mais accuse Gabriel Attal de chercher à faire oublier que « sur ce sujet comme sur tant d'autres, vous aurez tout fait pour nous désarmer ».