Dengue, chikungunya, Zika : le moustique tigre poursuit sa progression en Belgique
Signalé dans onze communes depuis mai, dont quatre nouvelles, le moustique tigre poursuit son implantation en Belgique. Sciensano appelle à la vigilance au retour du sud de l’Europe. L’insecte peut transmettre la dengue, le chikungunya ou le Zika lorsqu’il est infecté.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Le moustique tigre a été signalé dans onze communes belges depuis mai, dont quatre nouvelles. Sciensano appelle à la vigilance, notamment au retour des vacances dans le sud de l’Europe.
Depuis le début du mois de mai, le moustique tigre poursuit sa progression en Belgique. Selon Sciensano et l’Institut de médecine tropicale (IMT), sa présence a déjà été signalée dans onze communes du pays.
En Flandre, l’insecte a été observé à Boom, Kessel-Lo, Kraainem, Kuurne, Merelbeke-Melle, Rotselaar, Schelle, Wijnegem et Zaventem. En Wallonie, des signalements ont été enregistrés à Aywaille et Ath. Quatre communes apparaissent pour la première fois sur la carte cette année : Aywaille, Kraainem, Kuurne et Rotselaar.
Dans plusieurs autres localités où l’espèce avait déjà été repérée les années précédentes, les chercheurs constatent désormais une présence répétée, signe qu’elle pourrait s’y installer durablement.
« Une fois implantés dans une zone, les moustiques tigres sont beaucoup plus difficiles à contrôler », prévient Wim Van Bortel, entomologiste à l’IMT.
Un risque sanitaire surveillé de près
Aedes albopictus n’est pas seulement gênant à cause de ses piqûres. Lorsqu’il est infecté, il peut transmettre certains virus comme la dengue, le chikungunya ou le Zika.
Sciensano tient néanmoins à éviter l’alarmisme : la présence de moustiques tigres ne signifie pas qu’une transmission de ces maladies a déjà lieu en Belgique.
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