Finances publiques : déjà il y a 3 ans, 49 économistes « n'avaient aucun doute sur la gravité de la situation »
Dès 2023, 49 économistes et experts belges lançaient dans De Tijd un avertissement sans détour : sans réformes, les finances publiques risquaient la « dérive complète ». Déficits, vieillissement, dette et intérêts : trois ans plus tard, leur diagnostic prend un relief particulier.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
En 2023, 49 économistes et experts belges avertissaient déjà que les finances publiques étaient sur une trajectoire « intenable » sans réformes majeures.
En mars 2023, alors que la Belgique sortait à peine des crises sanitaire et énergétique, 49 économistes et experts de premier plan signaient dans De Tijd une carte blanche au titre difficilement plus explicite : « La situation des finances publiques est intenable ».
Parmi les signataires figuraient notamment Geert Noels, Koen De Leus, Etienne de Callataÿ, Gert Peersman, Koen Schoors, Marc De Vos, Jean Hindriks, Peter De Keyzer ou encore Bart Van Craeynest.
Leur avertissement était déjà particulièrement sévère : sans intervention politique sérieuse, écrivaient-ils, la Belgique s'exposait à une « complète dérive » de ses finances publiques. Trois ans plus tard, le texte mérite d'être relu.
Met 50 Belgische economen waarschuwden we hier 3,5 jaar geleden al voor: 'De situatie van de overheidsfinanciën is onhoudbaar op de langere termijn. Zonder ingrijpen dreigt de complete ontsporing.'
— Bart Van Craeynest (@Bvancraeynest) August 20, 2026
In @tijd: Toestand overheidsfinanciën is onhoudbaar https://t.co/r5RzZl7j9U
Un déficit structurel d'environ 5 % déjà redouté
À l'époque, les économistes s'inquiétaient de voir le débat politique se focaliser sur quelques dixièmes de pourcentage de déficit et les querelles entourant le budget fédéral.
Pour eux, l'essentiel était ailleurs : une fois passés les effets exceptionnels des crises sanitaire et inflationniste, les différentes prévisions disponibles laissaient entrevoir un déficit public belge demeurant aux alentours de 5 % du PIB.
Un niveau qui aurait placé la Belgique parmi les plus mauvais élèves des économies occidentales et, surtout, qui impliquait une augmentation persistante de la dette.
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