Depuis la frontière « intelligente » de l’UE, les correspondances manquées ont doublé
Les correspondances aériennes manquées ont doublé cet été en Europe depuis le déploiement de l’EES, selon l’IATA. Certaines compagnies enregistrent même six fois plus de passagers bloqués. Bruxelles défend pourtant un système qui a déjà enregistré 180 millions de passages.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Les correspondances manquées ont doublé en Europe avec le nouveau système biométrique EES. Certaines compagnies aériennes constatent une multiplication par six des passagers bloqués.
La frontière « intelligente » de l’Union européenne devait accélérer et moderniser le contrôle des voyageurs. Son déploiement s’accompagne pour l’instant d’un effet beaucoup moins heureux : le nombre de passagers ayant manqué leur correspondance aérienne en Europe a doublé au cours de l’été, rapporte le Financial Times sur la base de données communiquées jeudi par l’Association internationale du transport aérien (IATA).
Certaines compagnies aériennes font état d’une situation encore nettement plus dégradée, avec jusqu’à six fois plus de voyageurs incapables de prendre leur correspondance après avoir été retenus dans des files d’attente pouvant durer plusieurs heures. « Les passagers qui ratent leur vol ne sont pas un phénomène nouveau, mais le système EES ne fait qu’empirer les choses », dénonce Thomas Reynaert, vice-président senior de l’IATA.
Empreintes digitales et photographie
Le système d’entrée-sortie, ou EES, constitue l’un des grands chantiers de numérisation des frontières européennes. Il impose aux ressortissants de pays tiers franchissant les frontières extérieures de l’espace concerné l’enregistrement électronique de leurs entrées et sorties, avec notamment la collecte de données biométriques telles que les empreintes digitales et la photo du visage.
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