Des mutualités accusées de faire pression sur leurs médecins-conseils
Une lettre adressée à l’INAMI dénonce les méthodes de certaines mutualités envers leurs médecins-conseils. Des assurés seraient encouragés à contester leurs décisions médicales.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Une lettre adressée à l’INAMI accuse certaines mutualités d’encourager les plaintes contre leurs médecins-conseils. Des enquêtes de satisfaction, des coachings et des sanctions pourraient influencer les décisions concernant les malades de longue durée. Frieda Gijbels et Frédéric De Gucht réclament des explications.
Un médecin-conseil accuse certaines mutualités de menacer l’indépendance médicale de leurs praticiens. Il décrit des plaintes encouragées, des évaluations internes et des séances de coaching. Ces pratiques concerneraient notamment les décisions relatives aux malades de longue durée.
Le praticien a adressé sa lettre le 25 août à Pedro Facon, administrateur général de l’INAMI. Didier Renauld, directeur du Service d’évaluation et de contrôle médicaux, figurait également parmi les destinataires.
La députée fédérale Frieda Gijbels (N-VA) a obtenu ce document. Elle en a diffusé une version anonymisée après les premières révélations du quotidien flamand HLN. La presse médicale belge a également pu consulter cette lettre.
Des plaintes encouragées contre les médecins-conseils
Les médecins-conseils évaluent l’incapacité de travail des assurés. Ils décident aussi du maintien ou de la fin de cette reconnaissance. La loi leur impose d’accomplir cette mission en toute indépendance.
Selon l’auteur, cette indépendance subirait pourtant une pression croissante. La direction d’un organisme assureur encouragerait les assurés à déposer « toutes sortes de plaintes ». Ces démarches viseraient aussi les décisions médicales.
Pour continuer la lecture, abonnez-vous ou utilisez un crédit.
Déjà abonné(e) ? Se connecter