« Frank Vandenbroucke est tout simplement incompétent » : la charge de Project Durf contre le ministre de la Santé
Maurits Vande Reyde et Inge Moerenhout, figures de Project Durf, dénoncent la gestion des malades de longue durée et le rôle des mutualités socialistes. Dans un extrait particulièrement virulent, le ministre Frank Vandenbroucke est directement mis en cause, sur fond d'accusations concernant les bénéficiaires d'indemnités.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Project Durf attaque Frank Vandenbroucke sur les malades de longue durée et accuse les mutualités socialistes d'entretenir un système coûteux.
« Je pense qu'il faut enfin oser dire que Frank Vandenbroucke est tout simplement incompétent comme ministre. » Le ton est donné. Dans un extrait diffusé par Project Durf, le ministre fédéral de la Santé et des Affaires sociales (Vooruit) fait l'objet d'une attaque particulièrement sévère sur la gestion des malades de longue durée en Belgique.
À l'origine de cette séquence, le mouvement libéral flamand fondé par Maurits Vande Reyde, député au Parlement flamand et ancien membre de l'Open VLD. Avec Inge Moerenhout, il anime le podcast politique Maurits & Moerenhout, dans lequel les deux défendent notamment une réduction du rôle de l'État.
L'extrait s'en prend d'abord à la réputation d'expert du ministre socialiste : « Il a toujours cette aura de professeur Frank, de maître Frank qui sait mieux que tout le monde. Mais n'est-ce pas simplement un mécanisme de défense pour montrer qu'en réalité, il n'en est pas capable ? »
Er zijn in ons land zogezegd 576.000 langdurig zieken, die te ziek zijn om te werken. Maar een kwart daarvan is helemaal niet ziek.
— Project Durf (@Project_Durf) November 1, 2026
Een systeem dat door de socialisten in stand wordt gehouden. Betaalt door wie wel werkt. En ten nadele van wie het wél echt nodig heeft. Hoeveel… pic.twitter.com/fTNpfDYzDj
« Au moins un quart pourraient parfaitement travailler »
Le cœur de la critique porte sur les quelque 576.000 personnes en incapacité de travail de longue durée en Belgique.
« Il y a soi-disant 576.000 personnes en Belgique qui sont trop malades pour travailler et qui vivent d'une allocation. Mais il apparaît, et tout le monde le savait déjà, qu'une grande partie de ces personnes, au moins un quart, pourraient parfaitement travailler », affirme Maurits Vande Reyde.
Il va jusqu'à évoquer de nombreux « malades imaginaires » et dénonce le rôle qu'il juge « pervers » des mutualités dans le fonctionnement du système.
Les mutualités socialistes dans le viseur
La critique prend ensuite une dimension directement politique. Project Durf accuse les socialistes de préserver un système qui pèserait sur les travailleurs et pénaliserait les personnes réellement incapables de travailler.
Vande Reyde désigne particulièrement les mutualités socialistes et évoque Christel Geerts, mère du président de Vooruit, Conner Rousseau, devenue présidente de Solidaris. « Qui est la présidente de la mutualité socialiste ? La maman de Conner Rousseau. Ce n'est pas un hasard », lance-t-il.
L'accusation contre Frank Vandenbroucke se fait néanmoins plus directe : « Ce système est maintenu par les mutualités et les socialistes. Vous êtes simplement là pour servir votre base socialiste. »
Et il conclut : « Cela ne sent pas bon. Cela pue. Frank Vandenbroucke est le ministre le plus incompétent qui soit. »
Cette sortie s'inscrit dans le positionnement de Project Durf, qui défend une diminution des dépenses publiques et une responsabilisation accrue des bénéficiaires du système social. Elle intervient alors que la Belgique cherche à réduire le nombre de personnes durablement éloignées de l'emploi, un enjeu à la fois budgétaire, social et sanitaire.