Face à la chaleur, Ecolo mise sur les piscines et les lieux de fraîcheur
Face à la vague de chaleur qui frappe la Belgique, Ecolo réclame la convocation immédiate d'un comité de concertation et la mise en place d'un vaste « plan fraîcheur ». Au programme : piscines à un euro, lieux frais accessibles à quinze minutes de chaque citoyen, végétalisation et adaptation des horaires.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Face à la canicule, Ecolo réclame un « plan fraîcheur » national. Une série de mesures jugées insuffisantes au regard des défis structurels posés par les vagues de chaleur.
La canicule inspire désormais des programmes politiques à part entière. Lundi, Ecolo a demandé la réunion immédiate du comité de concertation afin de coordonner la réponse des différents niveaux de pouvoir face aux fortes chaleurs.
Pour les coprésidents Marie-Colline Leroy et Gilles Vanden Burre, les recommandations habituelles ne suffisent plus. Le parti estime qu'il faut désormais passer à une véritable stratégie publique de lutte contre les effets de la chaleur.
Piscines, baignade et lieux de fraîcheur
Parmi les mesures avancées figure l'ouverture de lieux offrant de la fraîcheur à moins de quinze minutes du domicile de chaque citoyen.
Les écologistes proposent également de rendre les piscines publiques et les zones de baignade accessibles au tarif symbolique d'un euro pendant les épisodes caniculaires.
Des seuils d'alerte permettraient par ailleurs de suspendre ou d'adapter certaines activités professionnelles lorsque les températures deviennent dangereuses.
Trois millions d'arbres et des écoles adaptées
À plus long terme, Ecolo souhaite accélérer la végétalisation des villes avec la plantation de trois millions d'arbres supplémentaires d'ici 2030.
Le parti réclame également un vaste programme de rénovation des logements ainsi qu'une adaptation des écoles, jugées particulièrement vulnérables lors des épisodes de chaleur.
Les écologistes plaident aussi pour un plan canicule spécifique dans les établissements scolaires avec adaptation des horaires, accès renforcé à l'eau potable et suspension de certaines activités.
Une réponse surprenante
La proposition illustre une évolution plus large du débat climatique. Longtemps concentrée sur la réduction des émissions, la discussion porte désormais de plus en plus sur l'adaptation concrète aux épisodes extrêmes.
Reste à savoir si la multiplication des lieux de fraîcheur, des piscines à tarif réduit et des plantations d'arbres répondra à l'ampleur d'un défi qui touche désormais les écoles, les hôpitaux, les logements et les infrastructures...
Car à mesure que les vagues de chaleur se multiplient, la question n'est plus seulement de traverser l'été. Elle devient celle de l'adaptation durable du pays à un climat qui change.