« Il raconte absolument n’importe quoi » : Lescure démonte la proposition de Mélenchon sur la dette
Invité de BFMTV, Roland Lescure a vivement rejeté la proposition de Mélenchon d’annuler une partie de la dette française détenue par la Banque centrale. Pour l’ancien ministre, une telle décision reviendrait à rompre avec les règles de la zone euro et provoquerait une nouvelle flambée des taux d’intérêt.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Sur BFMTV, Roland Lescure accuse Jean-Luc Mélenchon de « raconter n’importe quoi » sur l’annulation de la dette et prévient qu’elle ferait grimper les taux français.
« Pourquoi vous ne brûlez pas la dette ? » La question d’Apolline de Malherbe était volontairement provocatrice. Roland Lescure a répondu sans prendre de gants.
Invité de BFMTV ce lundi, le ministre de l’Économie a livré une charge particulièrement sévère contre la proposition défendue la veille par Jean-Luc Mélenchon, qui souhaite neutraliser ou annuler une partie de la dette publique détenue par l’Eurosystème.
« Fausse bonne idée, évidemment », tranche immédiatement Roland Lescure. Avant d’ajouter : « Ça fait des années qu’il le dit, qu’il le répète. Alors il le fait avec brio, mais il raconte n’importe quoi, absolument n’importe quoi. »
Le dirigeant insoumis avait en effet une nouvelle fois défendu dimanche l’idée de mettre au « congélateur » les dettes publiques détenues par la Banque centrale européenne, après avoir précédemment résumé son projet d’une formule plus imagée : « Il suffit d’y aller, de les prendre et de les foutre au feu. »
Annulation de la dette: Jean-Luc Mélenchon "raconte absolument n'importe quoi", lance Roland Lescure, ministre de l'Économie pic.twitter.com/Wg0tk8PCdL
— BFM (@BFMTV) August 24, 2026
« Un gigantesque bras d’honneur » à la zone euro
Pour Roland Lescure, le premier obstacle est juridique. L’annulation des titres détenus par la Banque de France ou la BCE contreviendrait, selon lui, aux règles qui organisent l’indépendance de la banque centrale et interdisent le financement monétaire direct des États.
Mais l’ancien ministre insiste surtout sur la portée politique d’une telle décision. b« Vous faites un gigantesque bras d’honneur aux autres membres de la zone euro », lance-t-il.
Et il va jusqu’à considérer qu’une France décidant unilatéralement de ne plus respecter ces règles se placerait, de fait, hors du cadre monétaire commun : « Vous sortez de l’euro, puisque vous dites : je ne respecte plus les règles de la maison commune. »
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