« C’était notre maître à tous » : après la mort de Philippe Bouvard, les grandes voix de la radio saluent leur modèle
Au lendemain de la mort de Philippe Bouvard à 96 ans, les hommages se multiplient dans le monde de la radio et de la télévision. Laurent Ruquier, Jean-Pierre Foucault, Marc-Olivier Fogiel, Michel Drucker ou encore Olivier de Kersauson racontent tous, à leur manière, ce que l’ancien patron des « Grosses Têtes » leur a transmis.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Après la mort de Philippe Bouvard à 96 ans, Laurent Ruquier, Jean-Pierre Foucault, Marc-Olivier Fogiel et de nombreuses figures des médias saluent celui qu’ils considéraient comme leur maître.
La mort de Philippe Bouvard n’a pas seulement emporté une voix historique de RTL. Elle a réveillé toute une généalogie de la radio et de la télévision françaises.
Quelques heures après l’annonce de sa mort, lundi matin, les témoignages se sont multipliés à l’antenne d'RTL, où Philippe Bouvard avait passé près de soixante années de sa carrière. Et chez ceux qui lui ont succédé, l’expression revient avec une étonnante régularité : Bouvard était un maître.
Laurent Ruquier, qui a repris les Grosses Têtes en 2014, a été l’un des premiers à lui rendre hommage. « C’est un maître pour moi dans ce métier, et pour beaucoup », a-t-il déclaré, visiblement ému.
Pour lui, Philippe Bouvard avait surtout inventé une forme d’impertinence médiatique devenue depuis banale : « C’est quelqu’un qui a créé l’impertinence à la radio et à la télévision. C’est le premier qui osait poser des questions discourtoises et insolentes. »
Disparition de Philippe Bouvard : "Il a fait partie des gens qui m'ont donné envie de faire ce métier"@FogielMarcO dans #RTLMatin avec @c_landreau pic.twitter.com/9wtq5daj5M
— RTL France (@RTLFrance) August 24, 2026
« C’était notre maître à tous »
Jean-Pierre Foucault a employé des mots encore plus forts. « C’était notre maître à tous », a-t-il déclaré sur RTL. Il retient notamment la capacité de Philippe Bouvard à faire entrer la culture générale dans le divertissement populaire.
« Il savait tout sur tout. C’était la porte ouverte à la culture générale, au rire, à l’humour, à la dérision et à l’autodérision. »
Un mélange qui paraît presque évident aujourd’hui, mais qui constituait précisément l’originalité de Bouvard : passer d’une question de culture générale à une plaisanterie grivoise, d’une interview sérieuse à une insolence calculée, sans véritable frontière entre journalisme et divertissement.
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