Immigration : l’Occident prisonnier de ses oscillations politiques
Entre ouverture massive, durcissements soudains et revirements électoraux permanents, les démocraties occidentales semblent incapables de stabiliser leur doctrine migratoire. Une analyse de Sarah O'Connor, du FT, met en lumière un phénomène plus profond.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Immigration : entre ouvertures massives et brusques tours de vis, les démocraties occidentales semblent incapables de stabiliser leur doctrine migratoire. Une analyse du Financial Times met en lumière un phénomène plus profond : des gouvernements qui sur-réagissent aux mouvements de l’opinion publique, alimentant une crise durable de confiance démocratique.
L’immigration est devenue le grand point de déséquilibre des démocraties occidentales. Non seulement parce qu’elle cristallise des tensions économiques, identitaires, culturelles et sécuritaires, mais surtout parce qu’elle révèle une difficulté croissante des États européens et nord-américains à maintenir une ligne politique stable dans le temps.
Partout ou presque, le même scénario se répète : des gouvernements libéralisent les flux migratoires au nom des besoins économiques ou des principes humanitaires ; l’opinion publique se crispe lorsque les arrivées paraissent échapper au contrôle ; les exécutifs réagissent alors brutalement dans le sens inverse ; avant qu’une nouvelle réaction de l’opinion ne relance le balancier quelques années plus tard.
Sarah O’Connor, chroniqueuse au Financial Times, mobilise pour décrire ce phénomène un concept de science politique appelé « thermostatic politics » : l’idée que l’opinion publique fonctionne comme un thermostat corrigeant instinctivement les excès perçus du pouvoir.
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