La Porte de Hal retrouve sa toiture et son chemin de ronde après 18 mois de travaux
La rénovation de la Porte de Hal vient de s’achever après 18 mois de travaux. Le chantier de 1,6 million d’euros permet aussi la réouverture du chemin de ronde.
Publié par A JS
Résumé de l'article
La Porte de Hal a retrouvé sa toiture, ses vitraux et ses menuiseries après 18 mois de travaux. Le chantier a coûté 1,6 million d’euros. Le chemin de ronde rouvrira au public le 20 septembre, lors des Journées du patrimoine de Bruxelles.
La Porte de Hal a retrouvé sa toiture et ses menuiseries extérieures restaurées. La Régie des Bâtiments a réceptionné provisoirement le chantier ce lundi 14 septembre. Les travaux avaient commencé en mars 2025.
L’intervention représente un investissement d’environ 1,6 million d’euros, TVA comprise. La Loterie Nationale a contribué au financement grâce aux recettes issues de ses joueurs.
Le chantier permet aussi la réouverture du chemin de ronde. Le public pourra y accéder le dimanche 20 septembre, lors des Journées du patrimoine de Bruxelles. Les visiteurs profiteront alors d’une vue panoramique sur la capitale.
Une rénovation complète de la Porte de Hal
L’état de la toiture imposait une intervention importante. Certaines ardoises se détachaient et menaçaient la sécurité des visiteurs. Les infiltrations d’eau fragilisaient également certaines parties du bâtiment.
Les ouvriers ont remplacé l’ensemble des anciennes ardoises. Ils ont taillé les nouvelles pièces directement sur le chantier. Des crochets assurent leur fixation sur la majeure partie de la toiture.
La toiture conique de la tour nord exigeait une technique différente. Les artisans y ont fixé les ardoises avec des clous. Ils ont aussi renouvelé 75% du voligeage, qui soutient la couverture.
Les nouvelles ardoises proviennent de la carrière Armadilla, dans la province espagnole de León. Les carrières ardennaises fournissaient autrefois ce matériau. La Belgique n’en produit cependant plus pour ce type de restauration.
Le chantier concernait aussi les fenêtres et les lucarnes en bois. Les équipes ont décapé, poncé et traité les menuiseries avant leur remise en peinture. Elles ont réparé ou remplacé les vitraux endommagés.
Les artisans ont également contrôlé les charnières et les mécanismes de verrouillage. Ils ont reproduit les éléments disparus au fil du temps. Cette approche permet de préserver l’aspect historique du monument.
Les grandes portes en bois retrouvent leur apparence
Les imposantes portes placées du côté de la ville ont également bénéficié d’une restauration. Les spécialistes ont utilisé un procédé de décapage par glace sèche. Cette technique nettoie le bois sans endommager son support.
Après le nettoyage, les artisans ont réparé les parties fragilisées. Ils ont ensuite appliqué un vernis protecteur. L’entreprise Monument Vandekerckhove SA a réalisé l’ensemble du chantier.
« Préserver un tel monument demande un savoir-faire particulier », souligne Vanessa Matz. La ministre fédérale de l’Action et de la Modernisation publiques salue aussi la réouverture du chemin de ronde.
Selon elle, les travaux protégeront désormais le bâtiment contre les infiltrations. Les Journées du patrimoine offriront une première occasion de découvrir le résultat du chantier. Une réservation préalable reste possible sur le site du musée.
Le dernier vestige des anciennes portes de Bruxelles
Construite au XIVe siècle, la Porte de Hal appartenait à la seconde enceinte de Bruxelles. Celle-ci protégeait notamment le flanc sud de la ville. Elle témoignait aussi de la puissance politique et économique de la cité.
Bruxelles comptait alors sept portes fortifiées. La Porte de Hal constitue aujourd’hui la seule encore conservée. Elle a connu plusieurs usages au cours des siècles avant sa transformation en musée.
Le bâtiment dépend désormais des Musées royaux d’Art et d’Histoire. Son musée retrace la défense de Bruxelles et l’évolution de la ville depuis le Moyen Âge. Le classement du monument impose des méthodes adaptées lors de chaque intervention.
La rénovation de la Porte de Hal protège donc l’un des principaux témoins du passé médiéval bruxellois. Elle rend aussi au public un espace fermé depuis le début du chantier.