« Le fascisme n'est pas un synonyme de droite » : Jean Sévillia recadre le débat
Dans Le Figaro Magazine, Jean Sévillia rappelle que le fascisme désigne d'abord le mouvement fondé par Mussolini en Italie. Une mise au point historique qui canalise l'usage inflationniste d'une terme visiblement très mal compris dans le débat politique contemporain.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Pour Jean Sévillia, le fascisme ne peut être réduit à une simple étiquette visant tout courant situé à droite. Une réflexion qui invite à revenir à la réalité historique du phénomène mussolinien.
Dans le débat public contemporain, peu de qualificatifs sont employés avec autant de facilité, parfois de désinvolture, que celui de « fasciste ».
Un responsable conservateur, un souverainiste, un populiste, un opposant à l'immigration ou simplement un adversaire politique situé à droite peuvent aujourd'hui se voir affubler de cette étiquette, naturellement très insultante, sans autre forme de précision.
Pour l'historien et essayiste Jean Sévillia, cette banalisation pose un problème majeur. Dans une chronique publiée dans Le Figaro Magazine, il rappelle que le fascisme correspond à une réalité historique précise, née dans un contexte particulier et portée par une doctrine spécifique.
Le fascisme est né avec Mussolini
Comme le rappelle Sévillia, le terme lui-même est italien. Stricto sensu, le fascisme désigne le mouvement fondé par Benito Mussolini au lendemain de la Première Guerre mondiale.
Loin d'être issu du conservatisme traditionnel, Mussolini vient du socialisme révolutionnaire. Ancien dirigeant socialiste, il élabore progressivement une synthèse mêlant nationalisme radical, mobilisation permanente des masses, culte de l'État et rejet du libéralisme parlementaire.
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