Léa Salamé pourrait ne jamais revenir au 20 Heures avant la présidentielle
Attendue à la présentation du « 20 Heures » de France 2 dès lundi prochain, Léa Salamé pourrait finalement ne pas retrouver son fauteuil. En cause : la candidature à la présidentielle de son compagnon Raphaël Glucksmann, dont l'annonce pourrait intervenir dans les prochains jours.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Léa Salamé pourrait ne pas reprendre le 20 Heures de France 2 lundi. La candidature présidentielle de Raphaël Glucksmann pourrait précipiter son retrait.
Léa Salamé a-t-elle présenté, sans le savoir, son dernier « 20 Heures » de France 2 avant l'élection présidentielle de 2027 ? Alors que la journaliste doit théoriquement reprendre les commandes du journal lundi 24 août après la pause estivale, son retour apparaît désormais très incertain.
« Rien n'est tranché, mais le retour de Léa Salamé lundi me paraît très compliqué », confie ainsi un cadre de France Télévisions cité par TV Magazine.
En cause, non pas les audiences de la journaliste, mais une situation politique devenue difficilement tenable : son compagnon, Raphaël Glucksmann, pourrait prochainement officialiser sa candidature à l'élection présidentielle de 2027.
Glucksmann pourrait se déclarer candidat dès la semaine prochaine
Léa Salamé avait elle-même fixé la règle. Interrogée à plusieurs reprises sur l'hypothèse d'une candidature du dirigeant de Place publique, elle avait annoncé qu'elle quitterait immédiatement la présentation du journal télévisé afin d'éviter tout conflit d'intérêts. Or, cette hypothèse se rapproche rapidement.
Selon l'entourage de Raphaël Glucksmann cité par Le Parisien, les discussions se poursuivent notamment autour des conditions d'organisation de la primaire. « La date n'est pas arrêtée. Les discussions sont en cours sur les conditions d'organisation de la primaire. Nous y verrons plus clair à la fin du mois », explique un proche de l'eurodéputé.
Une annonce pourrait même intervenir le 26 août, soit seulement deux jours après la date prévue pour le retour de Léa Salamé au journal de France 2.
Faire reprendre à la journaliste le fauteuil du 20 Heures pour l'en retirer éventuellement quarante-huit heures plus tard aurait évidemment quelque chose d'assez incongru. C'est ce calendrier qui rend désormais son retour lundi particulièrement incertain.
Le curieux ballet des remplaçants
Un autre élément alimente les interrogations. Durant l'été, Jean-Baptiste Marteau a assuré le remplacement de Léa Salamé au 20 Heures et apparaît comme le favori pour prendre durablement sa succession si celle-ci devait se retirer.
Mais cette semaine, le joker est lui-même remplacé par Mélanie Taravant. Cette dernière avait certes annoncé dès le 22 juin qu'elle présenterait le « 20 Heures » durant la semaine du 17 août : sa présence n'est donc pas une décision improvisée à la suite des derniers développements politiques. Elle donne néanmoins au JT de France 2 une configuration singulière à quelques jours d'une rentrée dont personne ne sait encore qui l'incarnera.
Jean-Baptiste Marteau pourrait ainsi reprendre directement le fauteuil à la rentrée si le retrait de Léa Salamé était confirmé.
Une situation devenue politiquement intenable
La question dépasse d'ailleurs largement le cas personnel de la journaliste. À moins d'un an de l'élection présidentielle, la présentatrice du principal journal du soir du service public serait la compagne d'un candidat à l'Élysée susceptible d'occuper une place importante dans la campagne.
Léa Salamé avait anticipé cette difficulté en promettant de se retirer le moment venu. La véritable inconnue est désormais de savoir si ce moment est déjà arrivé.
Son retrait éventuel ne signifierait toutefois pas sa disparition de France 2. Selon TV Magazine, la journaliste pourrait conserver la présentation de « Quelle époque ! », émission de divertissement et d'actualité qu'elle anime le samedi soir.
La rentrée du « 20 Heures », elle, pourrait donc intervenir sans celle qui devait en reprendre les commandes. Tout dépend désormais du calendrier choisi par Raphaël Glucksmann pour entrer officiellement dans la course à l'Élysée.