Moody’s dégrade la note de l’État belge en raison notamment du poids de sa dette
L’agence de notation Moody’s prive l’État belge de son double « A ». Sa note passe de Aa3 à A1. La détérioration fiscale et la dette publique de la Belgique restent ses principaux sujets d’inquiétude.
Publié par Rédaction
Résumé de l'article
- L'agence Moody's recale les mesures du gouvernement Arizona.
- Elle rétrograde la note de la Belgique de Aa3 à A1.
L’agence Moody’s a fait connaître ce vendredi la nouvelle notation financière de la Belgique. La note est dégradée, passant de Aa3 à A1. La perspective passe en revanche de « négative » à « stable ».
Dans un communiqué, Moody’s justifie sa décision : « Le gouvernement actuel ne sera pas en mesure de mettre en œuvre des mesures suffisantes pour stabiliser le poids de la dette. Bien que le gouvernement de coalition ait adopté en 2025 un certain nombre de réformes budgétaires et structurelles politiquement ambitieuses, ces mesures ne suffisent pas à compenser les pressions budgétaires négatives résultants de la hausse des charges d’intérêts, des dépenses supplémentaires en matière de Défense, des pressions persistantes liées au vieillissement de la population et de la baisse des recettes. »
Des mesures trop timides contre la dette
Cette rétrogradation intervient en plein débat sur les mesures de soutien face à la hausse des prix de l’énergie. Divisé sur l’attitude à adopter, le gouvernement De Wever a choisi de temporiser sur cette question. L’Arizona peine, en outre, à appliquer une ligne claire sur le redressement des finances publiques. La diminution drastique des dépenses de l’État est toujours attendue.
Pour le Premier ministre, cette rétrogradation n’est pas sortie de nulle part : « Après la dégradation de la note par Fitch l'année dernière, cette nouvelle dégradation par Moody’s n'est malheureusement pas une surprise. Elle souligne une fois de plus que des efforts supplémentaires sont nécessaires pour rétablir la confiance des marchés internationaux dans la santé financière de notre pays. C'est une question de sens des responsabilités que de s'y atteler sérieusement au cours des prochains mois », a commenté Bart De Wever (N-VA).