Pourquoi le monde ne fait plus d’enfants : crise économique… ou révolution des relations humaines ?
Le constat vaut pour les cinq continents : les humains, aujourd'hui, se reproduisent moins qu'avant. Les démographes pointent surtout les difficultés relationnelles qui découlent, en partie, de l'usage intensif des écrans.
Publié par J.PE
Résumé de l'article
- La natalité s'effondre dans le monde entier.
- Les raisons ne sont pas qu'économiques. Les spécialistes alertent ainsi sur la difficulté croissante qu'ont les jeunes à nouer des relations sociales.
Le constat est désormais global : la natalité s’effondre dans une grande partie du monde. Des sociétés riches aux pays émergents, de la France à la Pologne, du Ghana à l’Australie, le nombre de naissances recule année après année. Dans plus des deux tiers des 195 pays du monde, le taux de fécondité est désormais passé sous le seuil de 2,1 enfants par femme, niveau pourtant nécessaire au renouvellement des générations sans immigration. Même en Europe, la situation est frappante : la France reste l’un des pays les plus fertiles du continent… avec seulement 1,61 enfant par femme en 2024. L'Espagne descend à 1,10, la Pologne à 1,14. En Asie, la Corée du Sud continue de battre des records historiques de faiblesse démographique.
Une crise mondiale du désir d’enfant
Pendant longtemps, les explications étaient surtout économiques : chômage, coût du logement, instabilité professionnelle, retard de l’âge du premier enfant. Ces facteurs restent essentiels, mais ils ne suffisent plus à expliquer l’ampleur du phénomène. Car un paradoxe apparaît : dans de nombreux pays, les jeunes continuent de déclarer qu’ils souhaitent avoir deux enfants en moyenne… mais n’y parviennent pas.
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