« Si LN24 ne vous convient pas, zappez » : le coup de sang de Toto Bongiorno suite au sketch de la RTBF
Après des critiques formulées sur une chaîne publique à l'encontre de LN24 et de Thibaut Roland, Salvatore « Toto » Bongiorno a poussé un coup de gueule à l'antenne. Le restaurateur et chroniqueur défend sa chaîne et son équipe.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Après des critiques formulées sur une chaîne publique contre LN24 et Thibaut Roland, Toto Bongiorno réplique : « Il suffit de zapper ». Le chroniqueur défend une chaîne faite de nombreux indépendants et bénévoles et assure que son audience progresse.
Il lui aura fallu deux minutes et demie pour pousser un coup de gueule. Salvatore « Toto » Bongiorno, restaurateur, délégué syndical et chroniqueur de LN24, a répondu vertement dans un Reel sur Facebook aux critiques adressées à la chaîne et, plus particulièrement, à Thibaut Roland.
Il s'agissait en fait d'un sketch diffusé à la RTBF où Pierre Scheurette s'en prenait sarcastiquement à LN24, le jour il serait renvoyé de la RTBF, "il devrait peut-être aller (dans le pire des cas) comme chroniqueur sur LN24 dans l'émission de Thibaut Roland" ironisait l'humoriste du service public.
« Hier, sur une chaîne publique, il y a eu des critiques qui ont été formulées vis-à-vis de LN24, du travail qui est fait à LN24, surtout de Thibaut Roland », commence le chroniqueur qui n'a pas apprécié le sketch de l'humoriste.
La critique, assure-t-il, ne le dérange nullement lorsqu'elle est constructive. Le « dénigrement », beaucoup plus. Et Toto Bongiorno n'a manifestement pas aimé ce qu'il a entendu.
« Si ça ne vous convient pas, il suffit de zapper »
Le restaurateur rappelle d'abord d'où revient LN24. Une chaîne « que tout le monde donnait moribonde », dit-il, et dont certains envisageaient même la disparition faute de moyens suffisants. Sa réponse aux téléspectateurs qui ne serait pas tenté par la chaîne tient alors en un principe d'une simplicité biblique : la télécommande existe.
« Quand je regarde un film et qu'il ne me convient pas, eh bien, je zappe. Quand je lis un livre et qu'il ne me plaît pas, je le ferme. Quand j'écoute une chanson à la radio et que je n'aime pas, je zappe. »
Conclusion : « Si la chaîne LN24, les débats et ses émissions ne vous conviennent pas, il suffit de zapper. »
« Ce ne sont pas des fonctionnaires »
Mais le coup de gueule prend ensuite une tournure plus sociale. Bongiorno oppose directement les conditions de travail qu'il connaît chez LN24 à celles du service public dont provenaient les critiques.
« N'oubliez pas que dans cette chaîne-là, ce ne sont pas des fonctionnaires, dont le salaire tombe à la fin du mois », attaque-t-il, avant d'ajouter qu'il est « facile » pour certains de critiquer lorsqu'« ils ne transpirent pas leur argent ».
La formule ne manquera probablement pas de faire réagir. Elle traduit néanmoins ce que le chroniqueur présente comme une réalité méconnue de la petite chaîne belge : « Chez LN24, il y a beaucoup d'indépendants, il y a beaucoup de bénévoles et il y a beaucoup de gens qui sont payés modestement. » Par ce message, le chroniqueur veut rappeler la différence entre une chaîne comme la RTBF soutenu par le contribuable et une chaîne privée qui ne vit que de ses recettes propres.