Bijoux saoudiens, Falcon et contrôles inexistants : les révélations qui embarrassent Zapatero
L'affaire des bijoux attribués à Zapatero connaît un nouveau rebondissement. Un ancien ministre de son gouvernement affirme que des cadeaux offerts par l'Arabie saoudite pouvaient être introduits en Espagne sans véritable contrôle douanier, notamment via les vols officiels ou les circuits réservés aux hautes autorités.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Un ancien ministre de Zapatero affirme que des bijoux offerts par l'Arabie saoudite pouvaient entrer en Espagne sans contrôle douanier. De nouvelles révélations fragilisent l'ancien chef du gouvernement.
Alors que l'enquête visant l'ancien chef du gouvernement espagnol Zapatero continue de faire trembler la vie politique madrilène, un témoignage inattendu vient alimenter les interrogations autour de l'origine de certains bijoux de luxe retrouvés en sa possession.
C'est Miguel Sebastián qui a relancé la polémique. Dans une tribune puis dans plusieurs déclarations publiques, l'ancien ministre affirme avoir lui-même reçu des bijoux offerts par le roi d'Arabie saoudite lors d'un déplacement officiel il y a près de vingt ans.
Selon lui, ces présents relevaient de la pratique diplomatique habituelle et pouvaient être conservés par leurs bénéficiaires.
Une défense qui soulève davantage de questions
L'intervention de Miguel Sebastián visait initialement à relativiser les accusations pesant sur Zapatero. Mais elle a surtout mis en lumière un autre aspect sensible de l'affaire : les conditions dans lesquelles de tels objets pouvaient entrer sur le territoire espagnol.
L'ancien ministre explique que les cadeaux reçus lors de missions officielles pouvaient voyager à bord des appareils utilisés par les autorités espagnoles, sans être soumis aux mêmes contrôles que les passagers ordinaires.
Cette réalité est confirmée par plusieurs anciens responsables interrogés par le quotidien espagnol El Mundo. « Si vous arrivez en jet privé, personne ne vérifie rien », affirme ainsi un ancien membre du gouvernement cité par le journal.
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