Delogu contre la police : chez LFI, ce n’est plus l’accident, c’est la méthode
À Marseille, des policiers portent plainte pour outrage contre Sébastien Delogu, qui porte plainte à son tour. Pour Bruno Retailleau, l’affaire s’ajoute à une série devenue préoccupante : chez LFI, les « dérapages » répétés finissent par révéler une véritable culture politique.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Visé par une plainte de policiers, Sébastien Delogu conteste les faits. Mais pour Bruno Retailleau, l'accumulation des polémiques à LFI révèle désormais un problème politique plus profond.
Une affaire de plus. Prise isolément, elle pourrait n’être qu’une altercation confuse entre un député et des policiers en civil, dont une enquête devra déterminer les responsabilités. Mais replacée dans la succession des dernières sorties de La France insoumise, l’affaire Sébastien Delogu prend une autre dimension.
Selon les informations de BFMTV, trois policiers du Service interdépartemental de sécurisation des transports en commun (SISTC) ont déposé plainte pour « outrage » contre le député LFI des Bouches-du-Rhône après une intervention lundi à Marseille. Le parquet a ouvert une enquête de flagrance.
Les policiers intervenaient dans le cadre du vol d’une montre de luxe et recherchaient un suspect dans l’immeuble où réside Sébastien Delogu. Ils affirment que le député a tenté de les empêcher d’entrer et leur aurait lancé : « La République, c’est moi. » Une formule qui rappellerait, mot pour mot, la célèbre sortie de Jean-Luc Mélenchon lors de la perquisition du siège de LFI en 2018.
Delogu conteste formellement cette version. Il affirme avoir eu affaire à un homme en civil qui ne s’était pas correctement identifié et accuse l’un des policiers de l’avoir insulté puis bousculé. Le député a lui-même porté plainte contre X pour violences volontaires et demandé la saisine de l’IGPN. Des images de vidéosurveillance pourraient permettre d’éclaircir la séquence. Il convient donc de s’en tenir là sur les faits : deux versions s’opposent et la justice devra les départager.
Retailleau refuse de parler d’un incident isolé
Mais Bruno Retailleau, lui, regarde ailleurs. Le président des Républicains ne s’intéresse pas seulement à ce qui s’est passé dans cet immeuble marseillais. Il inscrit l’épisode dans une succession de prises de position récentes venues de LFI.
Avant-hier, Louis Boyard voulait supprimer des médias.
— Bruno Retailleau (@BrunoRetailleau) August 26, 2026
Hier, Rima Hassan voulait supprimer les dispositifs permettant de lutter contre le terrorisme et Jean-Luc Mélenchon s’en prenait violemment aux préfets. Aujourd’hui, on apprend que Sébastien Delogu s’oppose à des policiers… https://t.co/Tsf1GxAgti
« Avant-hier, Louis Boyard voulait supprimer des médias. Hier, Rima Hassan voulait supprimer les dispositifs permettant de lutter contre le terrorisme et Jean-Luc Mélenchon s’en prenait violemment aux préfets. Aujourd’hui, on apprend que Sébastien Delogu s’oppose à des policiers qui font leur travail », écrit-il sur X.
Et Retailleau va beaucoup plus loin : « LFI n’est pas un parti comme les autres. Par ses positions et ses méthodes, cette organisation est devenue dangereuse pour notre pays et notre démocratie. »
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