La piraterie somalienne en mer retrouve son plus haut niveau depuis dix ans
La piraterie en Somalie connaît un net regain depuis avril. Huit navires ont été détournés, tandis que les crises régionales dispersent les forces navales internationales.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Huit navires ont été détournés depuis avril au large de la Somalie. Les pirates profitent du redéploiement naval, du trafic détourné de la mer Rouge et de nouveaux moyens techniques. Leur retour accroît les coûts du transport maritime et renforce les inquiétudes sécuritaires dans le golfe d’Aden.
Les pirates somaliens multiplient à nouveau les détournements dans l’océan Indien et le golfe d’Aden. Depuis la fin avril, ils ont capturé au moins huit navires. Une telle succession d’attaques n’avait plus frappé la région depuis près de dix ans.
Trois navires avaient déjà disparu en quelques jours au printemps. Les pirates avaient notamment capturé le pétrolier Honour 25. Celui-ci transportait environ 18.000 barils de pétrole. Ils avaient ensuite pris le contrôle du cimentier Sward, le 26 avril. L’opération Atalanta avait alors appelé les équipages à redoubler de vigilance.
Cette recrudescence reste loin du sommet atteint en 2011. Cette année-là, les autorités avaient recensé 212 attaques. Entre 2005 et 2011, plus de 1.000 assauts avaient frappé les eaux somaliennes. Les réseaux criminels avaient amassé environ 400 millions de dollars en rançon.
La piraterie en Somalie profite du redéploiement naval
Les attaques des Houthis ont mobilisé plusieurs forces navales en mer Rouge. La guerre contre l’Iran a aussi renforcé les besoins militaires autour du détroit d’Ormuz. Ces deux crises ont réduit les moyens disponibles au large de la Somalie.
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