La Suède freine sur la transparence salariale : « La Belgique doit suivre », estime la FEB
La Suède souhaite reporter de six mois l’entrée en vigueur de la directive européenne sur la transparence des salaires. Une décision symbolique venant d’un pays pourtant en pointe sur l’égalité femmes-hommes, et qui relance le débat en Belgique sur la faisabilité de ce dispositif jugé trop lourd par les entreprises.
Publié par Peter Backx
Résumé de l'article
— La Suède veut repousser de six mois la directive européenne sur la transparence des salaires jugée trop lourde
— La FEB appelle la Belgique à suivre et à demander une révision du texte
— Le débat s’inscrit dans une volonté européenne plus large de réduire la charge réglementaire
Le gouvernement suédois veut reporter de six mois la mise en œuvre de la directive européenne sur la transparence salariale. Fait notable : ce sont précisément les pays les plus avancés en matière d’égalité de genre qui demandent aujourd’hui davantage de temps afin de rendre ces règles applicables, après des critiques du monde économique sur leur complexité et leur lourdeur administrative. « La Belgique ne peut ignorer ce signal », prévient la Fédération des entreprises de Belgique (FEB).
Le gouvernement suédois insiste toutefois sur un point : l’objectif de la directive européenne dite « Pay Transparency Directive » n’est pas remis en cause. La suppression des écarts de rémunération injustifiés entre hommes et femmes reste une priorité. Mais selon les organisations patronales suédoises, le calendrier fixé par l’Union européenne est irréaliste.
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