Axel Ronse : « Nous devons beaucoup plus rapidement nous demander quel emploi une personne est encore capable d’exercer »
Le contrôle des malades de longue durée, le rôle des mutualités et l’avenir de la majoration de remboursement figurent parmi les principaux défis budgétaires du gouvernement selon le chef de groupe N-VA Axel Ronse. Il plaide pour des contrôles plus stricts et une utilisation plus ciblée des moyens sociaux.
Publié par Peter Backx
Résumé de l'article
Dans un entretien à 21News, Axel Ronse (N-VA) plaide pour un contrôle plus strict des malades de longue durée, une réforme du rôle des mutualités et une refonte de la majoration de remboursement afin de préserver la soutenabilité de la sécurité sociale.
21News : Le nombre de malades de longue durée continue d’augmenter et vous plaidez depuis longtemps pour des contrôles plus stricts de l’incapacité de travail. Selon vous, qu’est-ce qui ne fonctionne pas aujourd’hui dans le système ?
Axel Ronse : Le problème se situe au niveau des gardiens du système. Dans notre pays, ce sont les mutualités qui déterminent si une personne est ou non en incapacité de travail. Elles peuvent également prolonger la période d’invalidité lorsqu’une personne est en incapacité depuis plus d’un an.
Nous constatons que cela se passe de manière très problématique. Des rapports ont été dissimulés et montraient que de nombreuses personnes étaient déclarées en incapacité de travail à tort. Nous recevons également des témoignages informels de personnes qui affirment que ces contrôles se déroulent de manière défaillante.
Ce n’est d’ailleurs pas totalement illogique. Les mutualités sont confrontées à un conflit d’intérêts. Les gens sont clients d’une mutualité. Ils sont souvent aussi idéologiquement liés à celle-ci. Dans de nombreux cas, les mutualités constituent un prolongement d’un parti politique.
Il est difficile d’attendre des mutualités qu’elles rendent toujours un jugement totalement objectif. C’est pourquoi nous disons : retirez-leur cette mission de contrôle. Confiez-la à l’INAMI ou à la Caisse auxiliaire. Rien qu’avec cela, nous pensons pouvoir économiser des milliards.
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