Une liaison avec une subordonnée lui coûte son titre de chevalier : l’ancien chef de la Royal Navy déchu de ses honneurs
Ancien chef de la Royal Navy, Ben Key vient d’être privé de son titre de chevalier et de son CBE après une liaison présumée avec une subordonnée. Déjà limogé en 2025, l’amiral dit « regretter profondément » ses actes et accepte la sanction.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
L’ancien chef de la Royal Navy Ben Key a été déchu de son titre de chevalier et de son CBE après une liaison présumée avec une subordonnée. Déjà limogé en 2025, il dit « regretter profondément » ses actes.
La chute est spectaculaire pour celui qui commandait encore récemment la Royal Navy. Ben Key, ancien First Sea Lord britannique, a été déchu de son titre de chevalier et de son CBE à la suite du réexamen de ses distinctions provoqué par une liaison présumée avec une subordonnée, rapporte le Times.
L'ancien amiral, marié et père de trois enfants, avait déjà été limogé l'année dernière après une enquête interne concluant que son comportement était « très loin des valeurs et des normes » attendues des militaires britanniques. Il était alors devenu, selon le quotidien, le seul First Sea Lord à voir son service ainsi interrompu.
« Je regrette profondément ce qui s'est passé »
Ben Key perd désormais ses distinctions ainsi que son rang d'amiral, mais conservera sa pension. « J'accepte pleinement le résultat et la nécessité de rendre des comptes, particulièrement pour ceux d'entre nous qui ont occupé des fonctions de commandement dans les forces armées », a-t-il déclaré jeudi.
Après plus de quarante années passées dans la Royal Navy, l'ancien chef d'état-major de la marine britannique dit également « regretter profondément ce qui s'est passé et l'impact que ses actions ont eu sur les autres ».
L'affaire aurait éclaté après une plainte déposée par le mari de la femme concernée. Le journal précise qu'aucun comportement criminel n'est reproché à Ben Key et que la relation présumée aurait été consentie.
Le problème était d'ordre disciplinaire. L'amiral était accusé d'avoir enfreint le « Service Test », qui encadre notamment les relations personnelles entre militaires lorsque l'un exerce une autorité sur l'autre.
« Une vie entière de services exceptionnels »
La sévérité de la décision suscite néanmoins des réactions au sein des forces armées britanniques.
Une haute gradée de la Royal Navy interrogée par le Times juge « extrêmement décevant » qu'« une vie entière de services exceptionnels » soit ainsi éclipsée « à cause d'une erreur ». Elle assure que l'ancien chef de la marine reste tenu en haute estime par nombre de ses anciens collègues.
Le général Sir Patrick Sanders, qui dirigeait l'armée britannique lorsque Ben Key était à la tête de la Royal Navy, a également pris sa défense.
« Il a peut-être perdu ses médailles, mais je continuerai toujours à l'admirer et à le respecter », a-t-il déclaré au Sun, décrivant Ben Key comme l'un des officiers « les plus populaires et respectés » de sa génération.
L'affaire comporte enfin une ironie particulière : durant son mandat à la tête de la Royal Navy, Ben Key avait lui-même conduit d'importantes réformes destinées à mieux protéger les femmes servant dans la marine. Il avait été remplacé après son limogeage par le général Sir Gwyn Jenkins, premier Royal Marine à prendre la tête de la Royal Navy.