Après sa garde à vue, Sébastien Delogu découvre des policiers « irréprochables »
Convoqué devant la justice le 13 novembre pour outrage sur des policiers, Sébastien Delogu est ressorti libre de garde à vue jeudi soir. L'élu LFI, qui maintient ses accusations contre les agents impliqués dans l'altercation, a eu un mot inattendu pour ceux qui l'ont gardé à vue : ils auraient été « irréprochables ».
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Après plus de huit heures de garde à vue, Sébastien Delogu est ressorti libre et sera jugé le 13 novembre pour outrage, non sans avoir remercié des policiers au comportement « irréprochable ».
Sébastien Delogu aura donc rencontré, jeudi, des policiers dont il tenait à saluer publiquement le comportement. Après plus de huit heures de garde à vue au commissariat central de Marseille, le député La France insoumise a publié un message pour rassurer ses soutiens, avant d'adresser un remerciement plus inattendu aux forces de l'ordre.
« Je remercie également les forces de l'ordre qui se sont comportées de manière irréprochable », a écrit l'élu marseillais, désormais convoqué devant la justice le 13 novembre pour outrage sur personne dépositaire de l'autorité publique.
La formule prêterait peu à commentaire venant de n'importe quel parlementaire. Dans la bouche de Sébastien Delogu, elle a quelque chose de plus remarquable. Le député s'est fait connaître ces dernières années comme l'une des figures les plus offensives de LFI à l'égard des forces de l'ordre, dans un mouvement qui a multiplié les affrontements avec les syndicats policiers et repris à son compte le slogan controversé « la police tue ».
Il serait excessif d'y voir une conversion. Mais la nuance mérite d'être conservée pour les prochaines fois : il existe donc, aux yeux mêmes de Sébastien Delogu, des policiers capables d'un comportement « irréprochable ».
Jugé le 13 novembre
L'affaire qui l'a conduit au commissariat est cependant loin d'être terminée. Les faits remontent au lundi 24 août, dans l'immeuble du 2e arrondissement de Marseille où réside le député. Trois policiers en civil s'y étaient rendus pour interpeller un voisin dans le cadre d'une enquête concernant le vol d'une montre de luxe.
D'après la plainte déposée par les fonctionnaires, Sébastien Delogu aurait tenté de faire obstacle à leur progression avec son corps et aurait indiqué avoir averti son voisin de leur arrivée. Les policiers l'accusent également de les avoir traités à deux reprises de « trou du cul » et d'avoir lancé : « La République, c'est moi ».
L'homme recherché a finalement été interpellé. Sébastien Delogu, lui, a été placé jeudi en garde à vue avant d'en ressortir libre dans la soirée. Il devra comparaître le 13 novembre pour outrage sur personne dépositaire de l'autorité publique.
Delogu accuse à son tour les policiers
Le député conteste toutefois le récit des trois fonctionnaires. Selon sa version, les hommes, qui étaient en civil, ne se seraient pas immédiatement identifiés comme policiers. Il affirme que l'un d'eux l'aurait insulté et lui aurait porté « un coup sur la poitrine ».
Son avocat a déposé une plainte contre X pour injures et violences physiques. Sébastien Delogu réclame également la saisine de l'Inspection générale de la Police nationale (IGPN). La justice devra donc départager les versions contradictoires.