Blocs de béton av. Broustin, Elke Van den Brandt (Groen) campe sur ses positions malgré les critiques
Toujours enlisé, le réaménagement de l'avenue Broustin continue de fracturer le débat politique bruxellois. Entre impératif de sécurité défendu par la Ministre et critiques persistantes sur l'accessibilité, le projet cristallise les tensions locales et les divergences institutionnelles.
Publié par A JS
• Mis à jour le
Résumé de l'article
Le projet de réaménagement de l'avenue Broustin à Bruxelles suscite une contestation persistante. Malgré les critiques sur l'accessibilité et un rejet local, la Ministre Elke Van den Brandt (Groen) maintient les aménagements.
Installés depuis plusieurs années, les blocs de béton sur l'avenue Broustin, à la limite de Jette et Ganshoren, restent au cœur d'un bras de fer politique. La Ministre refuse de revenir en arrière, malgré les demandes répétées de certaines communes et les critiques exprimées en commission parlementaire.
Sécurité routière versus réalités de terrain
Au Parlement bruxellois, plusieurs élus ont pointé les effets concrets des aménagements. La députée bruxelloise Anne-Charlotte d'Ursel (MR) fait valoir un décalage entre les objectifs initiaux et la situation vécue par les habitants. Elle met en avant une accessibilité réduite et des dispositifs provisoires qui tendent à s'inscrire dans la durée, alimentant un sentiment d'abandon chez les riverains et les commerçants.
Ces critiques s'inscrivent dans un contexte plus large de contestation du projet, lancé en 2021 pour la sécurité des carrefours jugés accidentogènes. La fermeture partielle de l'avenue et ses conséquences sur la mobilité locale continuent de susciter des inquiétudes, en particulier pour l'accès aux services de secours et à l'activité économique locale.
Les bruxellois ont largement voté contre les délires Good Move, la suppression des blocs de béton est dans l'accord de gouvernement... et la Ministre de l'immobilité continue de pourrir la vie aux bruxellois. C'est inacceptable. Geoffrey Van Hecke (MR), conseiller communal à Berchem-Sainte-Agathe
Face à ces critiques, la Ministre de la Mobilité Elke Van den Brandt (Groen) reste fermement sur ses positions et estime qu'un retrait des dispositifs actuels reviendrait à rétablir des situations dangereuses, notamment aux intersections identifiées comme problématiques avant les aménagements. Selon elle, un tel retour en arrière serait incompatible avec les exigences de sécurité routière.
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