Bâtiment P1 de l’ULB, la rectrice fixe un ultimatum aux occupants
La rectrice de l’ULB, Annemie Schaus, demande aux occupants du bâtiment P1 de se prononcer mercredi soir au plus tard. Elle leur fixe jeudi soir comme échéance pour libérer et remettre en état les lieux.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Le Conseil académique de l’ULB s’est réuni en urgence à Flagey pour examiner l’occupation du Solbosch, commencée le 22 octobre. Ses membres étaient partagés entre la poursuite de la médiation et une intervention policière rapide. Annemie Schaus propose aux occupants un autre local en échange de leur départ.
Annemie Schaus a fixé deux délais aux occupants du bâtiment P1, sur le campus du Solbosch. Selon deux sources présentes au Conseil académique et citées par Le Soir, ils doivent accepter de partir d’ici mercredi soir. Ils auront ensuite jusqu’à jeudi soir pour vider le bâtiment et le remettre en état. En échange, l’ULB mettrait un local à leur disposition pour qu’ils poursuivent leurs activités.
Le Conseil académique se réunit à Flagey
Le Conseil académique s’est réuni mardi à 13 heures à Flagey, à la demande de la rectrice. L’université avait gardé le lieu de la réunion secret jusqu’au dernier moment. Les occupants se sont rassemblés devant le rectorat pour protester, par crainte d’une expulsion.
L’occupation a commencé le 22 octobre. Le rectorat, les doyens et les représentants des étudiants et du personnel ont participé à la réunion. Les corps scientifique et académique y avaient aussi leurs représentants. Les échanges ont duré environ deux heures avant que la rectrice tranche.
Les médiateurs échangent avec les occupants depuis mercredi dernier. Ils ont pu entrer dans le bâtiment et constater que personne n’avait ouvert ni vandalisé les bureaux du personnel. Des ouvriers ont sécurisé les lieux et les occupants ont commencé à repeindre une partie des murs ou l'on pouvait découvrir des inscriptions telles que "Mort à Israël, "Une balle un flic" ou encore "Mort au Roi".
Bâtiment P1, des avis partagés sur la fin de l’occupation
Les occupants auraient refusé de parler directement à la rectrice malgré plusieurs tentatives. Ils craindraient des suites judiciaires après le blocage de 2024, qui n’avait donné lieu à aucune poursuite.
Au Conseil académique, les participants s’accordaient largement sur la nécessité de mettre fin à l’occupation. Certains voulaient prolonger la médiation, tandis que d’autres souhaitaient une intervention rapide de la police. Le Conseil n’aurait pas procédé à un vote.
L’équipe de médiation doit transmettre l’ultimatum aux occupants. La rectrice n’a pas indiqué ce qu’elle ferait en cas de refus. L’université et sa rectrice n’ont souhaité ni confirmer ni commenter ces informations.