Rossel-IPM : pourquoi le projet de fusion est une nouvelle fois reporté…
Le projet de fusion entre les groupes de presse Rossel et IPM connaît un nouveau contretemps. Initialement attendue début juillet, l’opération ne devrait pas être finalisée avant octobre au plus tôt.
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Résumé de l'article
- La fusion Rossel-IPM est reportée au début du mois d’octobre au plus tôt.
- L’Autorité belge de la concurrence n’a pas encore rendu sa décision finale.
- L’Avenir réinstaurera le chômage économique après les vacances d’été pour préserver sa trésorerie.
Nouveau report dans le projet de fusion entre les deux grands groupes de presse francophones, Rossel et IPM. Alors que les deux groupes avaient officiellement annoncé leur projet de rapprochement, construit autour de l’absorption des activités de presse écrite d’IPM (La Libre, La DH, L’Avenir, Moustique...) par le groupe Rossel (Le Soir, Sudinfo, RTL Belgium...), le calendrier initial ne pourra pas être respecté.
Selon des informations révélées par Forbes Belgique et confirmées au personnel des Éditions de L’Avenir, la prise de contrôle opérationnelle du groupe IPM par Rossel, initialement prévue le 4 juillet prochain, est désormais reportée au début du mois d’octobre au plus tôt.
Ce nouveau retard s’explique notamment par les discussions en cours avec l’Autorité belge de la concurrence (ABC), dont l’accord reste indispensable pour finaliser l’opération. Selon la direction d’IPM, une demande formulée par l’Association des Journalistes Professionnels (AJP) concernant la mise en place d’un comité indépendant chargé de veiller au respect des chartes éditoriales des différents titres a également contribué à allonger les délais.
Dans un courrier adressé jeudi aux travailleurs de L’Avenir, la direction indique que « le transfert serait retardé au début du mois d’octobre » sur la base des informations actuellement disponibles. Elle précise également qu’un risque subsiste de voir l’ABC réclamer de nouveaux engagements à Rossel, ce qui pourrait encore repousser l’échéance.
Retour du chômage économique après les vacances
Ce report a des conséquences immédiates pour les finances des Éditions de L’Avenir. Toujours selon les informations communiquées au personnel, la direction a décidé de réinstaurer le chômage économique à partir de la fin des vacances d’été pour une période de trois mois, selon des modalités similaires à celles appliquées plus tôt cette année.
La mesure est présentée comme nécessaire pour préserver la trésorerie de l’entreprise dans l’attente de la concrétisation de la fusion. La direction estime qu’elle est indispensable afin de garantir la stabilité financière du groupe jusqu’à la fin de l’année. Des précisions supplémentaires devraient être fournies lors du prochain conseil d’entreprise d’IPM.
Selon plusieurs sources citées par Forbes, la possibilité d’étendre certaines mesures à d’autres entités du groupe IPM est également évoquée, même si aucune décision définitive n’a encore été annoncée.
Pour les équipes de L’Avenir, ce nouveau report prolonge une période d’incertitude qui dure depuis de nombreux mois. Le projet de fusion, annoncé en juin 2025, reste suspendu à la décision finale de l’Autorité belge de la concurrence. Cette opération constitue l’un des plus importants mouvements de concentration dans l’histoire récente des médias francophones belges.
Si elle est approuvée, la fusion réunira sous une même bannière des titres majeurs de la presse francophone belge, tout en relançant les débats sur le pluralisme de l’information, l’indépendance des rédactions et les conséquences sociales de ce rapprochement.