« Impossible d’être disciple du Christ et antisémite », affirme le cardinal Koch
Le cardinal Koch, préfet du Dicastère pour la promotion de l'unité des chrétiens depuis le 5 juin 2022, condamne l’antisémitisme, rappelle les racines juives du christianisme et appelle à préserver le dialogue.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Dans un entretien à Vatican News, le cardinal Koch affirme que l’antisémitisme contredit la foi chrétienne. Il rappelle les racines juives du christianisme et défend le dialogue judéo-chrétien malgré la guerre à Gaza. Le Saint-Siège maintient son soutien à la création de deux États.
Dans un entretien accordé à Vatican News, le cardinal Koch condamne fermement l’antisémitisme. Le préfet du dicastère pour la Promotion de l’unité des chrétiens le juge incompatible avec la foi chrétienne.
« Il est impossible d’être disciple de Jésus-Christ et, en même temps, antisémite », affirme-t-il. Cette incompatibilité ne relève pas seulement d’un choix politique. Elle découle directement des liens entre le christianisme et le judaïsme.
Vatican News l’a interrogé après la publication d’« Un chemin d’espérance ». Trois dicastères du Vatican ont signé cette note le 16 septembre. Le pape Léon XIV avait approuvé le document le 22 juin 2026.
Cardinal Koch: il est impossible d'être à la fois disciple du Christ et antisémite.
— Dominique Reynié (@DominiqueReynie) September 17, 2026
https://t.co/7H2f3lJf34
Le cardinal Koch condamne l’antisémitisme
Le texte marque les 60 ans de la déclaration Nostra aetate. Le concile Vatican II l’avait adoptée le 28 octobre 1965. Elle redéfinissait les relations de l’Église catholique avec les religions non chrétiennes.
Le prélat rappelle que le christianisme plonge ses racines dans le judaïsme. Il décrit celui-ci comme « la terre mère d’où a germé le christianisme ». L’Église ne peut donc pas se comprendre sans cette filiation.
Nostra aetate évoque un « patrimoine spirituel commun » aux juifs et aux chrétiens. Le cardinal souhaite mieux transmettre cet héritage dans la catéchèse. Il appelle aussi à approfondir les liens entre l’Ancien et le Nouveau Testament.
Le dialogue fragilisé par la guerre à Gaza
L’entretien aborde également les conséquences de la guerre au Moyen-Orient. La note du Vatican reconnaît que les récents conflits ont fragilisé plusieurs canaux du dialogue judéo-chrétien.
Le préfet évoque une « tension douloureuse » vécue par certains chrétiens. Ceux-ci veulent préserver leur attachement au peuple juif. Ils ressentent aussi un devoir envers les civils qui souffrent à Gaza.
Il refuse que cette tension provoque une rupture. Les différents interlocuteurs doivent parler honnêtement de leurs désaccords. Le dialogue doit se poursuivre, même lorsque les relations deviennent difficiles.
Le Vatican maintient son soutien à deux États
Le cardinal reprend également la position diplomatique du Saint-Siège. L’Église veut œuvrer pour la paix des Israéliens comme des Palestiniens. Selon lui, la création de deux États reste la seule solution durable.
Il cite aussi le pape Léon XIV. Celui-ci demande de poursuivre le dialogue malgré « les conflits et les malentendus ». Cette exigence prolonge la position défendue par les papes depuis Vatican II.
La nouvelle note invite les catholiques à combattre les préjugés religieux. Elle rappelle aussi la condamnation de l’antisémitisme par Nostra aetate. Le texte conciliaire rejetait déjà les haines et les persécutions dirigées contre les juifs.