Le choc pétrolier bouscule la stratégie anti-russe
Sous la pression d’un choc pétrolier majeur, Londres et Washington desserrent l’étau sur les hydrocarbures russes. Une inflexion contrainte qui expose les limites des sanctions face aux réalités énergétiques mondiales.
Publié par A JS
Résumé de l'article
La flambée des prix du pétrole, liée à la fermeture du détroit d’Ormuz, pousse le Royaume-Uni à assouplir ses sanctions sur les hydrocarbures russes. Cette décision fragilise l’unité occidentale et souligne les limites des sanctions face aux contraintes économiques et aux réalités du marché mondial.
La flambée des prix du pétrole rebat les cartes, avec la fermeture du détroit d’Ormuz, par où transite près d’un cinquième de l’offre mondiale, provoque un choc brutal sur les marchés. Dans ce contexte tendu, le Royaume-Uni a décidé, mercredi, d’autoriser l’importation de diesel et de kérosène issus de brut russe raffiné dans des pays tiers. Une décision immédiate, sans échéance fixée, qui marque un tournant.
Un revirement dicté par l’urgence énergétique
Londres rompt avec la ligne adoptée depuis 2022. Après l’invasion de l’Ukraine, les Occidentaux avaient construit un dispositif visant à réduire les revenus énergétiques du Kremlin. Embargos successifs, plafonnement du prix du baril à 60 dollars, restrictions sur les produits raffinés : l’arsenal se voulait cohérent.
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