Le PS lance “Ils ont osé” pour contrer le “Promesses tenues” du MR
Le PS a lancé lundi, sur son site internet, la plateforme “Ils ont osé”, conçue comme une réponse politique directe au site “Promesses tenues” du MR.
Publié par A.G.
Résumé de l'article
Le PS lance “Ils ont osé”, une plateforme qui recense près de 100 mesures du MR et des Engagés accusées de rogner le pouvoir d’achat, les droits sociaux et les services publics.
Une riposte directe au site MR 'Promesses tenues', qui revendique au contraire la mise en oeuvre de ses engagements électoraux depuis l’arrivée des libéraux aux responsabilités.
Là où les libéraux revendiquent un outil de suivi des engagements réalisés, les socialistes entendent dresser l’inventaire des mesures prises par le MR et Les Engagés qui, selon eux, pèsent sur le portefeuille des citoyens.
Promesses tenues
Présenté le 19 mai par Georges-Louis Bouchez, “Promesses tenues” se veut un tableau de bord de l’action libérale dans les différents gouvernements. Le MR y classe ses mesures par thème, en indiquant ce qui est réalisé, en cours ou encore à accomplir.
Le parti y met notamment en avant la simplification administrative, la digitalisation des procédures, la réforme du chômage, la limitation des allocations dans le temps, le soutien aux indépendants, l’augmentation progressive de la quotité exonérée d’impôt, la réforme des aides à l’emploi, l’interdiction du smartphone à l’école ou encore le durcissement des conditions d’accès à l’asile et au regroupement familial.
L’objectif affiché est de démontrer, chiffres et dossiers à l’appui, que le MR traduit son programme en décisions concrètes.
Blocage des salaires
Le PS propose une tout autre lecture de ce bilan. Sur “Ils ont osé” (/100 mesures négatives pour votre portefeuille), le parti affirme avoir recensé près de 100 mesures adoptées en deux ans par le MR et Les Engagés, qu’il juge négatives pour le pouvoir d’achat. La plateforme les classe par grandes catégories : travail et salaires, pensions, santé, logement, énergie, enseignement, mobilité, culture, fiscalité ou encore services publics.
Les socialistes citent notamment le blocage des salaires, des heures supplémentaires moins bien rémunérées, la remise en cause de certaines primes de nuit, la limitation de périodes assimilées pour la pension, des sanctions en cas de départ anticipé, l’augmentation du coût des crèches, des minervals, des titres-services, des transports TEC, du contrôle technique, de l’eau, du gaz, du mazout ou encore des activités culturelles et sportives.
Le parti insiste sur un message simple : derrière les “promesses tenues” revendiquées par le MR, il y aurait, selon lui, une addition payée par les travailleurs, les familles, les pensionnés et les publics fragilisés.
Le PS pointe aussi des économies dans les soins de santé, une hausse du prix de certains médicaments, une consultation plus chère chez le spécialiste, la réduction des primes à la rénovation ou la suppression du chèque habitat.
Le ton de la plateforme est frontal. “Pensions, salaires, santé, factures, services publics, pouvoir d’achat... Le coût de la vie augmente, les reculs s’accumulent”, affirme le PS, qui présente ce site comme un outil destiné à documenter les décisions gouvernementales et leurs conséquences concrètes. Le parti insiste sur un message simple : derrière les “promesses tenues” revendiquées par le MR, il y aurait, selon lui, une addition payée par les travailleurs, les familles, les pensionnés et les publics fragilisés.
Assumer son rôle d'opposition
Par cette initiative, le PS dit assumer pleinement son rôle de parti d’opposition. La plateforme “rassemble des faits, des décisions politiques concrètes et leurs conséquences directes pour les citoyens. Parce qu’il est essentiel que chacun puisse savoir ce qui a été décidé et, surtout, qui en paie le prix”, a expliqué son président, Paul Magnette.