« Les marchés financiers tireront la sonnette d'alarme » : Valerie Van Peel lance un ultimatum budgétaire
La présidente de la N-VA, Valerie Van Peel, avertit qu'un nouvel échec des négociations budgétaires fédérales pourrait provoquer une réaction brutale des marchés financiers. Elle refuse tout budget qu'elle juge artificiellement équilibré et critique directement les pratiques budgétaires de Bruxelles et de la Wallonie.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Valerie Van Peel avertit d'une réaction des marchés financiers sans accord budgétaire fin octobre et critique les budgets de Bruxelles et de la Wallonie.
La N-VA hausse le ton face à l'impasse budgétaire fédérale. Dans une intervention sur VTM Nieuws, sa présidente, Valerie Van Peel, a adressé un avertissement aux partenaires de la coalition Arizona : sans accord d'ici la fin du mois d'octobre, la Belgique risquerait, selon elle, de subir une forte hausse des taux d'intérêt.
« Si aucun accord n'est trouvé d'ici la fin du mois, les marchés financiers tireront la sonnette d'alarme. Les taux d'intérêt commenceront alors à augmenter de manière gigantesque, et la boule de neige des intérêts nous arrivera droit dessus », prévient-elle.
"Als er eind deze maand geen akkoord is, trekken de financiële markten aan de alarmbel en komt de rentesneeuwbal recht op ons af. Wij aanvaarden geen begroting vol met lucht zoals men dat decennialang wel aanvaardde, want dan is iedereen de dupe." @valerievanpeel #vtmnieuws 👇 pic.twitter.com/RGzicWhx5N
— N-VA (@de_NVA) October 13, 2026
La dirigeante nationaliste flamande fait référence au risque d'un engrenage dans lequel l'augmentation des intérêts sur la dette alourdit les dépenses publiques et complique davantage le redressement budgétaire.
Bruxelles et la Wallonie directement visées
Valerie Van Peel exclut toutefois de conclure un accord qui reposerait, selon elle, sur des économies fictives ou des hypothèses budgétaires irréalistes.
« Il y a une chose que nous ne ferons jamais : accepter un budget plein de vent, comme on l'a fait pendant des décennies au niveau fédéral et comme cela se passe aujourd'hui à Bruxelles et en Wallonie », affirme-t-elle.
Il y a une chose que nous ne ferons jamais : accepter un budget plein de vent, comme on l'a fait pendant des décennies au niveau fédéral et comme cela se passe aujourd'hui à Bruxelles et en Wallonie.
Valerie Van Peel
Une critique particulièrement directe à l'égard des deux autres Régions, dont elle dénonce ainsi les pratiques de gestion des finances publiques.
La présidente de la N-VA estime qu'un tel compromis ferait courir des risques à l'ensemble de l'économie belge. Elle appelle donc les partenaires de la majorité à reprendre les discussions et à parvenir à un accord crédible.
« Nous allons nous battre jusqu'à la dernière seconde pour obtenir un accord convenable », assure-t-elle, avant de lancer à ses collègues : « Mettez-vous à table et faites votre travail, c'est pour cela que nous avons été élus. »
Les négociations budgétaires restent bloquées, notamment autour des mesures fiscales envisagées. Le président du MR, Georges-Louis Bouchez, a d'ailleurs réagi aux propos de Valerie Van Peel en reprochant à la N-VA de vouloir augmenter la charge fiscale pesant sur la classe moyenne.
Si le risque d'une hausse des charges d'intérêt est déjà au cœur des préoccupations budgétaires belges, l'échéance de fin octobre et l'ampleur de la réaction des marchés évoquées par Valerie Van Peel relèvent, à ce stade, de son avertissement politique.