Élection au MR bruxellois : le camp Weytsman contre-attaque face à Coomans
La bataille pour la présidence bruxelloise du Mouvement Réformateur est bien entrée dans sa phase décisive. Après les attaques de Geoffroy Coomans dans une interview à La Libre, le camp de David Weytsman contre-attaque et dénonce une offensive jugée excessive. Les militants du MR peuvent voter jusqu'à ce vendredi.
Publié par Demetrio Scagliola
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Résumé de l'article
- Les soutiens de Weytsman montent au créneau après les attaques de Coomans
- Ils dénoncent une campagne agressive et des critiques jugées infondées
- Le duel pour la présidence du MR bruxellois se tend
- Le scrutin, ouvert jusqu’à vendredi, entre dans sa phase décisive
Sommaire
"David Weytsman est de gauche avec les gauchistes et de droite avec les droitards". Il a suffit d'une phrase de Geoffroy Coomans dans une interview à La Libre pour enflammer les derniers jours de l'élection pour la présidence de la régionale bruxelloise du MR. Cette phrase, somme toute assez classique dans les dernières heures d'une élection, a déclenché une réaction en chaîne chez les soutiens de David Weytsman. "Les réactions se sont succédé toute la journée de mardi suite à l’interview de Geoffroy Coomans de Brachène", souligne un proche du président du CPAS de la ville de Bruxelles.
Le premier soutien est venu de Bernard Quintin, Ministre fédéral de la Sécurité et de l’Intérieur : « Après la lecture de l’interview, je suis plus convaincu que jamais que nous avons besoin d’un président de régional qui rassemble, et non qui divise ». Audrey Henry, secrétaire d’état ne dit pas autre chose : « Les élections de la régionale du MR Bruxelles sont un moment de débat et de rassemblement. Quand le débat des idées glisse vers attaques personnelles, personne n’en sort grandit ».
Le député bruxellois Olivier Willocx précise encore : « Le but de se présenter est de porter un projet, pas d’évacuer des frustrations et de cracher son venin sur un autre candidat. C’est indigne ».
D’entrée, le député Gaëtan Van Goidsenhoven précise : « Se battre pour la neutralité dans des territoires où le combat n’est pas une évidence c’est cela le vrai courage. C’est ce courage que je reconnais chez David. Briller devant un public conquis pour des succès faciles ne permettra pas de nous renforcer dans notre lutte contre les extrémismes ». Sur le même sujet, l’ancien président du MR de la ville de Bruxelles Jacques Oberwoits, s’exprime sur ce qu’il qualifie de "mensonge" de la part de Geoffroy Coomans : « J’étais au tour de la table lors du soir des négociations. Ce que Geoffroy raconte sur la neutralité est un mensonge. Le MR a toujours maintenu une ligne claire ».
Bruxelles derrière Weytsman
À la ville de Bruxelles dont sont issus les deux candidats, les réactions sont très nombreuses. Florence Frelinx, première échevine à la ville et actuelle présidente de la section bruxelloise rappelle sur les médias sociaux « qu’une campagne interne devrait être un moment d’exigence et d’élévation du débat, visant à enrichir nos réflexions ». L’actuelle échevine des seniors, Clémentine Buggenhout, insiste « Continuons à avancer avec sérieux et responsabilité et esprit d’équipe ».
D’autres chefs de file ont publiquement réagit. À Forest, par exemple, Cédric Pierre-De Permentier insiste : « Un président doit rassembler, Geoffroy démontre l’inverse dans cette interview désastreuse. »
De son côté, le principal intéressé, David Weytsman reste fidèle à sa ligne de conduite : « Vous ne m’entendrez jamais dire une attaque ad nominem. Je consacre mon énergie à un programme. Mais tous ces soutiens me renforcent dans ma volonté de rassembler. »