Taxis à vide entre Zaventem et Bruxelles, un blocage persistant
Face à des règles jugées incohérentes entre Zaventem et Bruxelles, Anne-Charlotte d’Ursel interpelle le gouvernement régional. La députée dénonce un blocage persistant qui pénalise chauffeurs, usagers et image de la capitale.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Les règles divergentes entre Régions continuent de perturber les taxis entre Zaventem et Bruxelles. Malgré une décision de la Cour constitutionnelle en 2024, aucun accord n’a été conclu. Anne-Charlotte d’Ursel interpelle le gouvernement bruxellois pour débloquer la situation.
Rejoindre Bruxelles depuis son principal aéroport devrait être fluide. Pourtant, la coexistence de réglementations distinctes entre les trois Régions complique encore les déplacements en taxi. Cette organisation fragmentée empêche une utilisation efficace des véhicules.
Sur le terrain, les effets sont immédiats. Certains chauffeurs doivent repartir sans passagers après une course vers Zaventem. D’autres restent disponibles mais ne peuvent accepter certaines demandes. Ce système, hérité d’un cadre incomplet, crée une situation difficilement compréhensible pour les voyageurs.
Un cadre juridique inachevé
À l’origine, l’ordonnance bruxelloise du 9 juin 2022. Elle prévoit un accord de coopération entre Régions pour organiser ces trajets. Cet accord n’a toutefois jamais été finalisé.
En décembre 2024, la Cour constitutionnelle a confirmé la nécessité de cette coordination. Malgré cette décision, aucune avancée concrète n’a été enregistrée. Trois ans après l’adoption du décret wallon, le dossier reste bloqué.
C’est dans ce contexte qu’Anne-Charlotte d’Ursel (MR) a interpellé en commission des affaires intérieures Karine Lalieux (PS), secrétaire d’État en charge des taxis. Elle demande des précisions sur l’état des discussions et le calendrier envisagé.
Des conséquences en cascade
Les dysfonctionnements actuels dépassent la simple question pratique. Les trajets à vide augmentent les coûts pour les chauffeurs et génèrent des kilomètres inutiles. L’impact environnemental s’en trouve aggravé.
Pour les usagers, l’offre manque de lisibilité. Les différences de règles entre territoires compliquent l’accès au service. Cette complexité nuit aussi à l’image internationale de Bruxelles, pourtant censée être une porte d’entrée accessible.
En relançant ce dossier, la députée entend obtenir des avancées concrètes. L’enjeu est de mettre fin à un système jugé inefficace, tant sur le plan économique qu’écologique.