Patrimoine et climat au cœur du projet Cinquantenaire
Le parc du Cinquantenaire s’apprête à changer de visage. Portée par Audrey Henry et Ans Persoons avec le soutien de Bernard Quintin, sa rénovation entend conjuguer héritage, usages modernes et exigences climatiques à l’approche du bicentenaire belge.
Publié par A JS
Résumé de l'article
La rénovation du parc du Cinquantenaire, portée par Audrey Henry avec le soutien de Bernard Quintin et Ans Persoons, vise à moderniser ce site emblématique tout en préservant son identité et en renforçant son rôle écologique et urbain à Bruxelles.
Le permis d’urbanisme est désormais accordé. Cette décision enclenche une transformation attendue du parc du Cinquantenaire, lieu central de la vie bruxelloise depuis près de 150 ans. Le projet vise à préserver son identité tout en l’adaptant aux évolutions de la ville.
Un engagement politique à plusieurs niveaux
Le chantier repose sur une coopération étroite entre les différents niveaux de pouvoir. Audrey Henry, en charge de l’Urbanisme, porte ce dossier stratégique pour la Région bruxelloise.
À ses côtés, Bernard Quintin, ministre de l’Intérieur responsable de Beliris, confirme l’implication fédérale dans le financement et le suivi des travaux. Il défend la continuité des investissements dans ce site emblématique.
Ans Persoons, en charge de la Rénovation urbaine et du Patrimoine, complète ce triptyque institutionnel. Elle met l’accent sur la nécessité de redonner toute sa place à la dimension naturelle du parc.
Un parc repensé dans ses usages
Le projet prévoit une série d’interventions concrètes. Le patrimoine arboré sera restauré afin de préserver l’identité paysagère du site.
Les allées seront réaménagées et l’axe historique du pavillon Horta reconstitué. Cette reconfiguration vise à améliorer la lisibilité et la circulation au sein du parc.
Les zones de détente et d’activités sportives seront entièrement repensées. L’objectif est d’adapter les équipements aux attentes actuelles sans rompre avec l’esprit du lieu.
Un nouvel éclairage public sera également déployé. Il doit renforcer la sécurité et le confort des visiteurs.
La nature au cœur du projet
Ans Persoons insiste sur un enjeu central. Le parc doit rester un poumon vert dans une ville confrontée aux défis climatiques.
Le projet intègre des dispositifs concrets, notamment la récupération des eaux de pluie issues des toitures des musées. Cette gestion plus durable des ressources s’inscrit dans une approche environnementale assumée.
La rénovation vise aussi à renforcer la biodiversité et à améliorer la résilience du site face aux évolutions climatiques.
Un symbole tourné vers l’avenir
À l’approche du bicentenaire de la Belgique, Audrey Henry rappelle la portée symbolique du Cinquantenaire. Le parc doit continuer à être un lieu de mémoire et de vie pour les Bruxellois :
« Le parc du Cinquantenaire n’est pas simplement un lieu sur une carte de Bruxelles. C’est un repère, un symbole, un lieu de rendez-vous que chaque Bruxellois porte, d’une manière ou d’une autre, dans sa mémoire. Ici, des générations entières ont marché, célébré, couru, rêvé, se sont retrouvées. À l’approche du bicentenaire de la Belgique, ce parc doit être préservé et restauré pour que de nouvelles générations puissent, à leur tour, y écrire leurs histoires. »
Bernard Quintin met en avant son rôle de vitrine pour la capitale, autant pour les habitants que pour les visiteurs :
« L’État fédéral réaffirme son engagement pour Bruxelles et son patrimoine en continuant à investir via Beliris dans le Parc du Cinquantenaire. Nous poursuivons la rénovation de ce lieu emblématique dans le respect de son histoire. Plus que jamais, il sera le coeur vert de la capitale: un espace de vie et de rencontre attrayant pour les habitants comme pour les nombreux touristes qui y passent. »
Ans Persoons insiste sur les défis climatiques :
« Après avoir redonné son éclat au patrimoine du Parc du Cinquantenaire, il est enfin temps de restaurer ce qui fait son âme et son attractivité première : la nature. Dans une ville confrontée aux défis climatiques, investir dans ce grand poumon vert, c’est investir dans la qualité de vie des Bruxellois. Plantations, sentiers, gestion des eaux de pluie, éclairage sécurisé et respectueux de la faune, espaces de jeux et de sport seront entièrement repensés pour faire de ce “Central Park” bruxellois un jardin plus résilient, plus beau et plus vivant. Notre ambition est claire : préserver et adapter ce lieu emblématique afin qu’il demeure, pour les générations futures, un îlot de fraîcheur, de biodiversité, de jeu et de bien-être pour nos habitants au cœur de la ville. »
Les autorités affichent une ambition commune. Préserver ce patrimoine sans le figer, tout en l’adaptant aux exigences contemporaines.