Pris dans les mailles des scandales, Pedro Sanchez est désormais même lâché par ses alliés
Confronté au Congrès aux affaires qui frappent le PSOE, Pedro Sánchez a dénoncé une campagne de déstabilisation orchestrée par la droite. Mais derrière l'affrontement avec l'opposition, un autre signal est apparu : même plusieurs de ses alliés commencent à prendre leurs distances.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Au Congrès espagnol, Pedro Sánchez a défendu son gouvernement face aux affaires qui frappent le PSOE. Mais les critiques venues de ses propres alliés révèlent un isolement politique croissant.
Pendant près de trois heures, Pedro Sánchez a tenté de reprendre l'initiative. Face aux députés espagnols, le chef du gouvernement a dénoncé une opération politique menée par le Parti populaire et Vox pour accréditer l'idée d'une corruption généralisée au sein du PSOE. Selon lui, cette image est fausse et ne repose ni sur les faits ni sur les décisions de justice actuellement connues.
« On tente de donner une image de corruption généralisée qui n'existe pas », a-t-il affirmé dès le début de son intervention.
Le dirigeant socialiste a rappelé que son gouvernement respectait la condamnation définitive de l'ancien ministre José Luis Ábalos à vingt-quatre ans de prison et de son ancien collaborateur Koldo García à dix-neuf ans. Mais il a insisté sur la nécessité de respecter également la présomption d'innocence dans les autres procédures en cours.
Sánchez a répété qu'il n'avait jamais eu connaissance des pratiques reprochées à son ancien entourage et qu'il ne les aurait jamais tolérées. Il a également défendu sa femme Begoña Gómez ainsi que son frère David Sánchez, estimant qu'ils étaient victimes d'attaques destinées à affaiblir politiquement son gouvernement.
Feijóo transforme le débat en procès politique
La réponse d'Alberto Núñez Feijóo fut d'une rare violence. Le chef du Parti populaire a accusé Pedro Sánchez d'être non seulement responsable politiquement mais également le centre d'un système de corruption organisé autour de son entourage le plus proche.
« La corruption, c'est vous », lui a-t-il lancé depuis la tribune. Feijóo a réclamé la dissolution immédiate des Cortes et la convocation d'élections anticipées. Il a également appelé les partenaires du gouvernement à retirer leur soutien à l'exécutif et à permettre une motion de censure.
Sánchez es el nexo político corruptor. pic.twitter.com/hglSRq0Bbl
— Alberto Núñez Feijóo (@NunezFeijoo) June 24, 2026
Ces attaques étaient attendues. Elles s'inscrivent dans la stratégie poursuivie par le Parti populaire depuis plusieurs mois. Mais ce n'est pas là que se trouvait l'information la plus importante de la journée.
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